Vie universitaire

Promouvoir la santé globale

La Semaine du mieux-être propose une série de moyens pour prendre soin de soi, se sentir bien, bouger, gérer son stress et s'amuser

Par : Yvon Larose
La toute première Semaine du mieux-être de l'Université Laval se tiendra du 10 au 13 octobre sur le campus. Il s'agirait d'une première dans le réseau universitaire québécois, ainsi que dans la Francophonie. L'objectif visé consiste à sensibiliser les membres de la communauté universitaire, en particulier les étudiants, à l'importance d'équilibrer sa vie en s'accordant régulièrement des moments de détente où l'on peut prendre soin de soi, bouger et s'amuser.

«Plusieurs membres de la communauté universitaire se sont mobilisés afin d'offrir un ensemble d'activités visant à promouvoir la santé globale à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre prochain», explique la vice-rectrice adjointe aux études et aux affaires étudiantes, Caroline Senécal. Celle-ci est également coresponsable de la Semaine du mieux-être et coprésidente du Comité institutionnel consultatif sur le bien-être psychologique et la santé mentale des étudiantes et des étudiants de l'Université Laval. Selon elle, le bien-être psychologique et la santé mentale concernent tout le monde. «C'est pourquoi, poursuit-elle, nous proposerons des moyens variés pour prendre soin de soi, se sentir bien, bouger, gérer son stress et s'amuser.»

La Semaine du mieux-être se déroulera sur le thème «Être humain avant tout». Selon la directrice du Centre d'aide aux étudiants, Louise Careau, également coresponsable de la Semaine du mieux-être et coprésidente du Comité institutionnel consultatif sur le bien-être psychologique et la santé mentale, le thème réfère à l'entièreté de la personne. «Un étudiant universitaire, dit-elle, est plus qu'une cote R. Nous ne sommes pas qu'un cerveau. L'étudiant a besoin de se former, mais aussi de développer les différentes facettes de sa personne. L'Université est un lieu de formation. Mais nous voulons aussi que nos étudiants soient des humains à part entière et qu'ils soient bien dans leur peau.»

Le programme comprendra une dizaine d'ateliers sur des thèmes aussi variés qu'optimiser la gestion du temps, répondre à la tourmente en pleine conscience et bien s'adapter au contexte de rédaction et d'encadrement aux cycles supérieurs. Les ateliers aborderont aussi l'assistance à une personne en détresse et le pouvoir d'agir face aux violences sexuelles, ainsi que les stratégies pour être heureux. La seule conférence au programme aura pour thème «Démythifier les troubles de santé mentale chez les étudiantes et les étudiants universitaires». L'humour, la créativité et l'activité physique seront également au rendez-vous. L'humoriste Louis T donnera un spectacle sur le thème du bien-être et de la santé mentale. Une soirée sera consacrée à l'expression créative. Les participants pourront s'exprimer par la peinture, s'initier à la danse et participer à une pièce de théâtre. Les amateurs de cinéma ne seront pas en reste. Cinq films seront au programme, dont Little Miss Sunshine et Bienvenue au Marigold Hotel, ainsi qu'une conférence préenregistrée, sur écran, du moine bouddhiste Matthieu Ricard. Celui-ci partagera ses réflexions sur le bonheur et sur la capacité de se transformer par la méditation. Enfin, il y aura des séances de patinage libre au PEPS. Les sportifs pourront également emprunter un ballon de basketball, de volleyball de plage ou de soccer, ou des boules de pétanque, pour se délier les muscles sur les terrains des pavillons Alphonse-Marie-Parent et H.-Biermans-L.-Moraud.

Selon Caroline Senécal, une telle semaine se veut une réponse forte à une dure réalité. «L'étudiant universitaire a un désir de performance, souligne-t-elle. Cela mène à un stress, notamment dans la préparation des examens et dans la rédaction d'un mémoire ou d'une thèse. Or, les statistiques canadiennes révèlent que les trois quarts des problèmes de santé mentale surgissent avant 25 ans. Il y a une prévalence non négligeable des troubles anxieux, de l'humeur et de dépendance chez les personnes de 15 à 24 ans. Cela dit, nous croyons qu'il est possible de vivre ses études de baccalauréat, de maîtrise ou de doctorat sans trop de stress.»

Louise Careau insiste sur le fait que la Semaine du mieux-être vient enrichir les moyens qui existent déjà sur le campus pour contrer les problèmes de bien-être psychologique et de santé mentale. «La Semaine, soutient-elle, viendra démystifier ces questions. Elle s'ajoutera aux moyens dont nous disposons. Elle nous permettra d'aller vers la communauté universitaire et de la sensibiliser plutôt que d'attendre qu'elle vienne vers nous.»

Plus d'information sur la Semaine du mieux-être

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

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