Vie universitaire

Premiers pas en géothermie

La chaleur du sol au service du chauffage et de la climatisation

Par : Yvon Larose
Le futur Centre de gestion des matières dangereuses, qui verra le jour dans les prochains mois près du pavillon Gérard-Bisaillon, recourra à la géothermie, c’est-à-dire à la chaleur de la terre dans le sol, pour ses besoins en chauffage et en climatisation. Il s’agira d’une première à l’Université.

«Pour ce bâtiment, nous avons calculé qu’il coûterait beaucoup moins cher de se tourner vers la géothermie que de raccorder le bâtiment aux réseaux d’eau réfrigérée du campus, qui empruntent les tunnels souterrains, explique le chargé de projet Jean L’Heureux, du Service des immeubles. Les raccordements aux réseaux existants requièrent des tunnels qui doivent être suffisamment grands pour permettre aux équipes d’entretien de circuler debout. L’installation du système de géothermie, en comparaison, est beaucoup plus simple. Nous estimons l’économie à un demi-million de dollars en coûts de construction.»

Des travaux de forage, réalisés ces dernières semaines parallèlement aux travaux d’excavation, ont permis d’installer huit puits géothermiques. Des canalisations de 3,8 centimètres de diamètre en PVC, distantes chacune de 9 mètres et recouvertes d’une gaine d’acier de 15 centimètres sur les 6 derniers mètres, s’enfoncent verticalement à plus de 150 mètres dans le sol, à travers du roc rouge et gris très friable et 5 veines d’eau souterraines. Une fois au fond, elles remontent ensuite à la surface grâce à un agencement en U. «De l’eau, glycolée pour un meilleur échange de température, circulera en circuit fermé, indique Jean L’Heureux. Par transfert thermique, le liquide échangera quelques degrés avec la nappe phréatique du sol pour être refroidi en été ou réchauffé en hiver. Au bout du cycle, la chaleur récupérée pourra, par des échangeurs, préchauffer ou refroidir la prise d’air du bâtiment selon la demande. Au besoin, une chaudière alimentée au gaz comblera les besoins en chauffage.»

Selon Jean L’Heureux, les réseaux d’eau glycolée reliés à des puits géothermiques sont polyvalents et permettent des économies d’énergie avantageuses. «La géothermie est une technologie intéressante, poursuit-il. Elle donne accès à de l’énergie gratuite et elle n’émet pas d’émissions polluantes dans l’atmosphère.»

Le Centre, un bâtiment de 1 400 mètres carrés, sera construit au coût de 6,1 M$. Il servira à entreposer les produits chimiques, biologiques et radioactifs provenant des laboratoires du campus. Ces produits seront transportés par camion spécial vers des usines de la région pour leur traitement et leur neutralisation.

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