Vie universitaire

Pour une gestion responsable de l'eau potable

L’Université met en marche un plan d’action de trois ans qui accentuera son virage en matière de développement durable

Par : Yvon Larose
Patrick Jobin, coordonnateur des réseaux de vapeur, d'aqueduc et d'égout au Service des immeubles, et Claudie Tremblay, coordonnatrice développement durable et environnement au Service des immeubles, dans le tunnel de services situé sous le pavillon Agathe-Lacerte.
Patrick Jobin, coordonnateur des réseaux de vapeur, d'aqueduc et d'égout au Service des immeubles, et Claudie Tremblay, coordonnatrice développement durable et environnement au Service des immeubles, dans le tunnel de services situé sous le pavillon Agathe-Lacerte.
Un programme de sensibilisation qui vise à économiser l’eau potable sur le campus à compter de 2010. Le remplacement, d’ici 2011, de près de 200 urinoirs, dont la chasse d’eau se déverse en continu, par des systèmes de chasse d’eau à fonctionnement sur appel. Une planification des constructions et des rénovations qui inclut des objectifs de performance en lien avec l’eau potable. Tels sont les principaux éléments du plan d’action triennal que vient de lancer le Service des immeubles pour une gestion responsable de l’eau potable dans la cité universitaire.

«Ce plan s’ajoute au plan d’intervention quinquennal en efficacité énergétique et répond à l’objectif institutionnel de diminuer l’empreinte écologique de l’Université, explique Claudie Tremblay, coordonnatrice développement durable et environnement au Service des immeubles. Dans le dossier des urinoirs, le remplacement, chaque année, du tiers des installations déficientes représentera une réduction minimale de 5,4 millions de litres d’eau potable par an, ce qui équivaut à deux fois le volume de la piscine du PEPS.»

Le plan triennal prévoit aussi un bilan annuel, à compter de 2009, des données sur la consommation d’eau fournies par 29 compteurs d’eau installés dans l’ensemble des bâtiments du campus. Un autre volet du plan consistera à déterminer les équipements de refroidissement qui font potentiellement usage d’eau potable, afin de les raccorder au réseau d’eau refroidie, lequel fournit de l’eau recirculée en circuit fermé. L’eau refroidie sert notamment à la climatisation de confort en période estivale, au refroidissement des salles informatiques et de télécommunication, et au refroidissement de plusieurs équipements de laboratoire.

Le plan triennal vient à la suite de plusieurs initiatives de réduction de l’eau potable, dont certaines ont procuré des gains importants. «En 2006-2007, souligne Claudie Tremblay, l’ajout d’un séparateur d’huile et les changements de compresseurs à la centrale thermique ont permis une économie annuelle de 2,4 millions de litres d’eau.» Depuis un certain nombre d’années, le Service des immeubles équipe les robinets et les toilettes du campus d’économiseurs d’eau de type «œil magique». Quant à la seconde centrale d’eau refroidie, son entrée en service en 2003-2004 a permis l’ajout de nombreux équipements de refroidissement.

Le réseau d’aqueduc du campus emprunte le réseau souterrain de tunnels de services long de sept kilomètres. Sur certaines sections, les tuyaux de l’aqueduc courent à l’intérieur des couloirs piétonniers. Chaque année, ce réseau transporte 850 millions de litres d’eau potable. «On peut affirmer que le réseau n’a pratiquement aucune fuite, indique Claudie Tremblay. Les tunnels facilitent l’inspection, la détection et la réparation des problèmes. En comparaison, les municipalités québécoises auraient un pourcentage très prudent de 5 % de fuites. Ce pourcentage équivaudrait ici à une perte annuelle de près de 43 millions de litres d’eau potable.»

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