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Les participants à l'Université d'automne de l'Institut EDS se sont approprié les nouveaux objectifs de développement durable de l'ONU

Par : Yvon Larose
La nouvelle démarche de l'Institut EDS s'appuie sur un schéma conceptuel prenant en compte les 17 objectifs de développement durable de l'ONU (ODD).
La nouvelle démarche de l'Institut EDS s'appuie sur un schéma conceptuel prenant en compte les 17 objectifs de développement durable de l'ONU (ODD).
En septembre 2015, l'Organisation des Nations unies a adopté 17 objectifs dans le cadre d'un nouveau programme de développement durable. Ces objectifs de développement durable (ODD) touchent autant l'éradication de la pauvreté que la protection de la planète, la croissance économique que l'éducation de qualité, le travail décent que la consommation responsable. Au total, les objectifs engagent 169 cibles spécifiques à atteindre d'ici 2030.

Pourquoi ce nouveau cadre d'action commun? «Nous étions mûrs pour ça, répond le professeur André Potvin, de l'École d'architecture et nouveau directeur de l'Institut EDS. Jusque-là, la communauté internationale s'était concentrée sur les objectifs du Millénaire pour le développement, au nombre de huit. Le nouveau cadre d'action constitue une vision très ambitieuse. Il illustre très bien le côté systémique des ODD, leur interdépendance.»

Les 3 et 4 novembre, l'Institut EDS a tenu sa cinquième Université d'automne sur le campus, d'abord au pavillon Ferdinand-Vandry, ensuite au pavillon Gene-H.-Kruger. L'événement était organisé par l'Institut et le Vice-rectorat exécutif et au développement, en collaboration avec la Chaire en développement international. Les participants, au nombre de plusieurs dizaines, provenaient notamment de ministères, de la société civile et du milieu universitaire. Les responsables de la formation ont d'abord fait le point sur la mise en oeuvre des ODD dans le monde.

«Un grand nombre de pays ont adopté le cadre d'action commun, explique André Potvin. C'est qu'il y a urgence. On voit bien que les limites biophysiques de la planète ont été dépassées, notamment par les gaz à effet de serre. C'est pour cela que nous avons eu un très beau consensus en décembre dernier à Paris avec l'adoption du premier accord universel sur le climat.»

Selon lui, si les ODD ratissent aussi large, c'est parce qu'il existe des liens intimes entre eux. Pensons, entre autres, aux objectifs relatifs à la pauvreté et aux inégalités sociales, d'une part, et aux changements climatiques, d'autre part. «Plusieurs populations, aux prises avec la pauvreté, la malnutrition et les problèmes de santé, risquent de subir de plein fouet les effets des changements climatiques, souligne le professeur. Les défis sont donc importants, autant pour le respect des limites environnementales de la Terre que pour le respect des droits inaliénables des humains par rapport, notamment, à la santé et à la faim.»

Dans le but de s'approprier les ODD, les participants se sont penchés sur trois initiatives de développement durable à l'Université. Ils ont examiné l'atelier-vélo Coop Roue-Libre, le comité étudiant VIA Agro-écologie qui a pour mission de produire des fruits, des légumes et des fines herbes, et le CAMEO, le Comité d'aménagement et de mise en oeuvre du Plan directeur d'aménagement et de développement du campus.

«Nous leur avons proposé une approche participative, indique André Potvin. Les gens ont été conviés à porter un diagnostic sur l'atelier-vélo, sur VIA Agro-écologie et sur le CAMEO. Ils ont appris par l'action. Ils ont identifié les ODD en lien avec chaque cas. Pour Roue-Libre, par exemple, les objectifs liés à la santé et à la pauvreté ont été nommés. Après avoir fait le tour des initiatives, les participants avaient une très bonne idée de ce qui est nécessaire pour se loger, se nourrir et se déplacer sur le campus. Ils se sont approprié rapidement les ODD.»

Cette université d'automne constituait la première étape d'une nouvelle démarche de l'Institut EDS, soit le Grand Chantier de développement durable. Ce chantier, baptisé «Habiter le campus nordique», comprend deux autres étapes: le Colloque annuel EDS, au printemps, et l'École d'été. «Ces étapes s'additionnent, précise le professeur Potvin. Les nouvelles connaissances scientifiques acquises cet automne serviront de base au colloque, puis à l'École d'été. Le colloque, axé sur la mobilisation des connaissances, visera à confronter les différentes perspectives sur les trois initiatives UL afin de faire émerger de nouvelles hypothèses de recherche interdisciplinaire et de collaboration avec la société. L'École d'été servira ensuite à définir des pistes de solutions aux problèmes de développement propres aux initiatives étudiées.»

En 2017-2018, le Grand Chantier de développement durable se penchera sur un enjeu régional, soit le développement d'un quartier de Québec présentant des défis dans ce domaine. En 2018-2019, il abordera un enjeu national avec le développement d'une ville nordique québécoise.

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