Vie universitaire

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Le Conseil universitaire donne le feu vert à la création d’un programme de maîtrise en éthique appliquée

Par : Yvon Larose
Le projet de maîtrise en éthique appliquée de l’Université Laval se démarque par son caractère fortement multidisciplinaire. Son offre de cours à distance est abondante. Les cours optionnels sont diversifiés et sans équivalent ailleurs. Enfin, la proximité, à Québec, des principaux organismes publics et parapublics favorisera le recrutement des futurs stagiaires et diplômés. Bref, unique au Québec, le futur programme sera rigoureux, souple, varié et innovateur.
Le projet de maîtrise en éthique appliquée de l’Université Laval se démarque par son caractère fortement multidisciplinaire. Son offre de cours à distance est abondante. Les cours optionnels sont diversifiés et sans équivalent ailleurs. Enfin, la proximité, à Québec, des principaux organismes publics et parapublics favorisera le recrutement des futurs stagiaires et diplômés. Bref, unique au Québec, le futur programme sera rigoureux, souple, varié et innovateur.

Le mardi 6 avril, devant les membres du Conseil universitaire réunis en séance virtuelle, le professeur et doyen de la Faculté de philosophie, Luc Langlois, a présenté un projet de création d’un programme de maîtrise en éthique appliquée de type professionnel. Ce projet a été conçu conjointement par la Faculté de philosophie et la Faculté de théologie et de sciences religieuses. Il s’inscrit dans une longue collaboration en matière d’éthique entre les deux facultés, laquelle a débuté en 2004 par la création conjointe du Diplôme d’études supérieures en éthique appliquée.

Pour rappel, la société fait aujourd’hui face à des dilemmes éthiques liés à des enjeux comme l’aide médicale à mourir, l’intelligence artificielle, l’exploitation des ressources naturelles. L’éthique appliquée, par sa pénétration dans les différentes sphères de l’activité humaine touchant plusieurs champs de pratique, est en mesure de fournir des balises soutenant les décisions.

«Nos sociétés modernes complexes doivent s’assurer, auprès d’elles-mêmes, de leurs exigences normatives, soutient le professeur Langlois. Cela vaut autant pour les questions d’éthique professionnelle et d’éthique des organisations que pour les enjeux de bioéthique. Comment prévenir les conflits d’intérêts? Les organisations sont-elles perméables à la critique de leurs façons de faire ou sont-elles des organisations fermées? J’y vois un geste de responsabilité et une énergie réflexive pour que nous soyons davantage conscients de nos responsabilités collectives et sociales les uns envers les autres.»

Depuis un certain nombre d’années, on observe une demande croissante d’expertises dans le champ de l’éthique appliquée. «Cette demande provient surtout, mais pas exclusivement, des organismes gouvernementaux et paragouvernementaux, indique-t-il. Elle touche notamment aux questions de l’éthique des organisations, de l’éthique professionnelle et des différents enjeux d’éthique médicale en milieu hospitalier.»

Pour s’assurer de la pertinence socioéconomique d’un tel programme de maîtrise, le président du comité d’élaboration du projet, le professeur Luc Bégin, de la Faculté de philosophie, a obtenu des lettres d’appui et d’intérêt auprès de grands organismes publics, comme l’Office des professions du Québec, l’Agence du revenu du Québec et le Secrétariat du Conseil du Trésor. «Ces organismes, souligne le professeur Langlois, signalent non seulement qu’ils ont des besoins d’expertise dans le champ de l’éthique appliquée, mais qu’ils seraient preneurs pour embaucher des candidats dans le domaine et pour leur offrir des occasions de stage.»

Leadership de l'Université Laval

Le champ d’études et de recherche qu’est l’éthique appliquée remonte aux années 1960, surtout dans la perspective des questions de bioéthique. Il était alors rattaché essentiellement aux disciplines de la philosophie et de la théologie. Aujourd’hui, l’éthique appliquée est diversifiée et interdisciplinaire.

«C’est tout à fait en phase avec l’orientation de notre Institut d’éthique appliquée (IDÉA), explique Luc Langlois. Depuis une vingtaine d’années, l’IDÉA regroupe des chercheurs provenant d’une dizaine de facultés, dont une partie des travaux sont consacrés à l’éthique appliquée. C’est un bassin de compétences extrêmement précieux et probablement sans équivalent ailleurs au Québec. Ces ressources seront mises à contribution pour la bonne marche du programme de maîtrise.»

D’autres programmes semblables existent dans le réseau universitaire québécois. Le projet de l’Université Laval se démarque par son caractère fortement multidisciplinaire. Son offre de cours à distance est abondante, ce qui permettra une grande flexibilité pour une clientèle en grande partie sur le marché du travail. Les cours optionnels sont diversifiés et sans équivalent ailleurs. Les étudiants pourront choisir les cours qui les rejoignent le plus. Enfin, la proximité, à Québec, des principaux organismes publics et parapublics favorisera le recrutement des futurs stagiaires et diplômés. Bref, unique au Québec, le futur programme sera rigoureux, souple, varié et innovateur.

«Un stage ou un essai complétera la formation théorique, ajoute-t-il. Bien balisées, les deux options comprendront un encadrement solide fourni par un superviseur. L’option stage aura un superviseur en milieu professionnel et un superviseur universitaire.»

Grâce à l’infrastructure du Diplôme d’études supérieures en éthique appliquée, le nouveau programme ne comportera aucune embauche nouvelle de professeurs ou de ressources professionnelles.

Ce programme sera offert conjointement par la Faculté de philosophie et par la Faculté de théologie et de sciences religieuses. Il sera ouvert aux personnes diplômées d’un baccalauréat, quelle que soit la discipline. Sur le plan pédagogique, il comprendra un amalgame de cours offerts en présentiel, à distance, hybrides ou en comodalité. Le programme sera rattaché aux deux facultés. La date d’implantation sera dévoilée une fois reçues les approbations usuelles du Bureau de coopération interuniversitaire et du ministère de l’Enseignement supérieur.

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