Vie universitaire

Pleins feux sur le dynamisme étudiant

350 participants, 34 trophées et plus de 16 000$ en bourses: pour une 26e année, le Gala de la vie étudiante a célébré en grand l'engagement parascolaire sur le campus

Par : Brigitte Trudel
Reconnu pour ses initiatives sociales tous azimuts, lauréat de nombreux prix dont trois bourses de leadership et développement durable de l'Université Laval, l'étudiant en médecine David Drouin est un habitué des récompenses. Le 14 avril, il remportait les grands honneurs au gala annuel du Bureau de la vie étudiante (BVE): le trophée Personnalité de l'année. Un prix qui revêt pour lui une signification bien spéciale. «Durant ma formation académique, j'ai voulu prouver combien l'implication est un complément essentiel aux études, confie celui qui terminera son préexternat dans quelques semaines. Ce prix vient chapeauter mon passage sur le campus en me procurant un sentiment d'accomplissement très motivant.»

Fier promoteur de l'engagement étudiant depuis ses 17 ans, conférencier auprès des jeunes pour partager sa passion de la science, bénévole accompli, David Drouin compte parmi ses multiples réalisations la récente cofondation d'Omnii, avec sa complice Audrey Ann Lavoie, aussi étudiante en médecine. Cet organisme a pour objectif de «répandre des actes de gentillesse dans la communauté», en promouvant des valeurs d'entraide, de bonté, d'empathie et de respect. Omnii a d'ailleurs été choisi au Gala pour représenter le campus au programme universitaire de Forces AVENIR, dans la catégorie AVENIR entraide paix et justice. Selon le gagnant, cette soirée est mémorable non seulement pour son esprit festif et réjouissant, mais pour toutes les rencontres inspirantes qu'elle favorise.

Étudiante à la maîtrise simultanée en architecture et design urbain, Laurence St-Jean  savoure pour sa part les victoires remportées par l'Association des étudiants en architecture de l'Université Laval (ASSETAR), qu'elle préside depuis deux ans. Lauréate dans la catégorie Association de 1er, 2e et 3e cycles, l'ASSETAR a été promue par l'entremise de deux projets qu'elle a aidé à coordonner et qui ont reçu des premiers prix, soit l'exposition Entre habitats et culture dans quatre villes asiatiques, dans la catégorie Projet artistique, et l'îlot urbain SPOT (Sympathique place ouverte à tous), dans la catégorie Projet santé, communautaire et social. Lieu d'échange et de diffusion aménagé durant l'été 2015 dans le quartier Saint-Roch, la place publique éphémère SPOT, qui sera remontée le 17 juin dans Saint-Sauveur, a également été sélectionnée pour Forces AVENIR. Le Gala servait de finale locale à ce concours provincial, qui vise à promouvoir la relève. Quatorze finalistes ont ainsi été désignés.

«M'engager dans l'ASSETAR – qui réunit 140 personnes réparties en 12 comités –, c'est une façon idéale de faire rayonner ma profession en créant des liens avec des personnes qui ont la même passion, explique Laurence St-Jean. Récemment, nous avons complètement restructuré l'association afin de faciliter l'implication des étudiants. Les prix gagnés nous démontrent qu'on a atteint nos objectifs. C'est très encourageant.»

Cette reconnaissance fait-elle la différence? Selon la présidente de la Fromagerie du campus, Virginie Damphousse, c'est tout à fait le cas. Pour une seconde année consécutive, elle et son équipe ont mérité les honneurs dans la catégorie Projet scientifique. «On ne s'y attendait pas, avoue l'étudiante au baccalauréat en sciences et technologie des aliments. Notre automne a été mouvementé. Des pépins techniques, hors de notre contrôle, ont entraîné des pertes de production. Pour gérer ces imprévus, nous avons dû redoubler d'efforts. Ce trophée, c'est une tape dans le dos qui fait du bien.»

Fondée en 2007, la Fromagerie du campus a connu un essor important ces dernières années, notamment en multipliant sa gamme de produits. Virginie Damphousse, qui s'est jointe au projet il y a trois ans, par simple curiosité et pour l'amour du fromage, admet que cela représente une charge de travail importante: une seule production nécessite jusqu'à 12 heures d'opération. Les 30 membres se relaient, parfois durant la nuit. «Mais l'engagement parascolaire m'a toujours motivée, assure Virginie. Je m'y découvre des capacités insoupçonnées. Et les connaissances que je puise à la fromagerie sont un complément très enrichissant à mes études.»

Même constat de la part d'Andréa Doyle Simard, qui termine une maîtrise en musicologie. Selon elle, sa fonction de directrice artistique des Productions du Sixième Art lui permet de mettre en application d'une manière unique son domaine de recherche. Elle et sa troupe étudiante, fondée en 2014, ont mérité le prix de la Meilleure production pour la comédie musicale Blonde et légale, présentée en mars sur le campus.

Le spectacle, qui raconte les tribulations d'une jeune femme abandonnée sans préavis par son amoureux, comptait 25 comédiens, 10 musiciens, 10 membres de la production… et 2 chiens! Traduction du livret original, jeu, chorégraphies, musique et chansons, tout était pris en charge par l'équipe. «Notre groupe veut offrir des prestations d'envergure aux spectateurs. Un peu comme à Broadway, mais en français. Recevoir cette reconnaissance après seulement deux productions, c'est très flatteur.» En plus d'assurer la direction artistique et de jouer du saxophone sur la trame sonore du spectacle, Andréa tenait un rôle secondaire dans Blonde et légale. Bravo aux lauréats!

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