Vie universitaire

«Nous voulons être reconnus à notre juste valeur»

Les chargées et chargés de cours rappellent qu’ils sont de véritables professionnels de l’enseignement

Par : Renée Larochelle
Un récent sondage mené auprès des membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL) montre que 49 % d’entre eux ont moins de 44 ans, et que les hommes et les femmes y sont représentés à peu près également. Du côté de la scolarité, 55 % possèdent une maîtrise et 16 % un doctorat, tandis que 25 % effectuent présentement des études de 2e et de 3e cycles et que 4 % sont aux études post-doctorales. Le salaire de chargé de cours de près de 7 membres sur 10 s’élève à moins de 20 000 $ annuellement. Pour 31 % des répondants, ce salaire constitue la totalité de leurs revenus.

Tels sont quelques-uns des constats qui se dégagent d’un sondage mené par le consultant Michel Lemieux et auquel ont répondu 441 chargés de cours sur les 2 010 que compte le SCCCUL. Effectuée en octobre, l’enquête visait à obtenir le portrait le plus complet et le plus rigoureux possible de cette catégorie d’employés. La présentation des résultats à la presse, le 17 novembre, a été l’occasion pour le président du SCCCUL, Martin Courval, de rappeler la volonté des membres de ce syndicat d’être reconnus comme de véritables professionnels de l’enseignement. Le SCCCUL est présentement en négociation pour le renouvellement de sa convention collective, échue depuis le 30 avril.

«Nous voulons que la compétence que nous apportons à l’enseignement universitaire en donnant 40 % des cours au 1er cycle se traduise de façon plus équitable pour les chargés de cours, a souligné Martin Courval. Nous nous expliquons mal que les chargés de cours ne reçoivent que 22 millions de dollars sur les 277 millions de la masse salariale de l’Université Laval pour l’enseignement et la recherche. L’augmentation de salaire à laquelle nous tenons pour être davantage sur un pied d’égalité avec les chargés de cours des autres universités, ainsi que la place plus grande que nous voulons prendre dans les différentes instances décisionnelles de notre institution, sont autant d’exemples démontrant notre volonté d’être reconnus à notre juste valeur, compte tenu de nos compétences et de nos expériences professionnelles diverses.»

Outre ces demandes d’ordre salarial, le SCCCUL souhaite une bonification des conditions d’obtention des congés parentaux et davantage d’équipement  informatique, dans une volonté d’assurer une formation de plus grande qualité aux étudiants.

Le représentant à la table de négociation de l'Université et vice-recteur adjoint aux ressources humaines, Claude Paradis, dit ne pas être surpris par les résultats du sondage commandé par le SCCCUL. «Ils correspondent à certaines données dont nous disposons, mais je ne peux pas m'empêcher de noter que les moyennes calculées reflètent mal les profils très variés des chargés de cours, souligne-t-il. L'Université reconnaît que la contribution des chargés de cours à certains enseignements et à l'encadrement des étudiants, surtout au 1er cycle, est pertinente et fort appréciée.» «En ce qui concerne la négociation, d’ajouter Claude Paradis, les parties ont depuis quelques semaines l'occasion d'exposer leurs besoins et leurs demandes respectives.  L'Université est sensible aux demandes du syndicat mais ces demandes doivent tout de même s'inscrire dans le cadre financier qui est celui d'une université dont le financement est loin d'être à la hauteur de ce qu'il devrait être.»

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