Vie universitaire

Mordue de la finance

Notes supérieures, correction d'examens, compétitions interuniversitaires, entreprise en services comptables: Frédérick Vézina-Giguère s'est démarquée durant son baccalauréat

Par : Yvon Larose
Cet hiver, Frédérick Vézina-Giguère a participé à trois compétitions interuniversitaires: les Jeux du commerce, l'Omnium financier et la Van Berkom JMSB Small-Cap Case Competition.
Cet hiver, Frédérick Vézina-Giguère a participé à trois compétitions interuniversitaires: les Jeux du commerce, l'Omnium financier et la Van Berkom JMSB Small-Cap Case Competition.
Encore quelques semaines et Frédérick Vézina-Giguère aura terminé ses études de baccalauréat en administration des affaires – finance. Le moins qu'on puisse dire est que sa session d'hiver aura été très chargée. En plus de ses études et de sa tâche d'auxiliaire d'enseignement, l'étudiante de 22 ans a pris part, pour la première fois, à trois compétitions interuniversitaires entre le début janvier et la fin mars. Les participants de l'Université Laval ont terminé troisièmes aux Jeux du commerce, deuxièmes à l'Omnium financier et sixièmes à la Van Berkom JMSB Small-Cap Case Competition.

«La compétition Van Berkom a été l'une de mes meilleures expériences pratiques universitaires, soutient Frédérick Vézina-Giguère. Nous avions une rétroaction directe des juges et c'était une simulation très représentative du marché de l'emploi. En général, participer à des compétitions est très enrichissant. Nous mettons du concret sur ce que l'on a appris en classe. En plus, nous voyons ce que le marché du travail attend de nous comme diplômés.»

Cette compétition a eu lieu à Montréal les 24 et 25 mars. La délégation de l'Université faisait face à huit autres délégations provenant d'universités canadiennes et américaines. Au départ, 35 universités nord-américaines étaient inscrites à la préqualification. Les représentants de l'Université Laval, tous du premier cycle, étaient Xavier Boyer-Cantin, Louis-Charles Ducharme, Frédéric Rousseau et Frédérick Vézina-Giguère. Ils ont bénéficié, dans leur préparation, de l'encadrement de professeurs.

«Nous étions les plus jeunes, rappelle l'étudiante. Nos adversaires étaient tous inscrits à la maîtrise. Ils étaient plus âgés que nous et avaient beaucoup plus d'expérience.»

Les équipes concurrentes devaient évaluer deux entreprises existantes, l'une dans le domaine de la restauration, l'autre dans la technologie de pointe. Pour cela, elles avaient accès aux rapports annuels des trois dernières années. Ces documents comprenaient les états financiers et les prévisions de l'entreprise ainsi qu'une analyse de risques. Les critères d'évaluation, au nombre de cinq, comprenaient la qualité de la gestion, le développement d'un avantage concurrentiel durable et la possibilité de doubler l'investissement dans un horizon de cinq ans.

«Selon nous, la première entreprise était sous-évaluée, mais cela ne lui permettait pas de doubler l'investissement sur cinq ans, explique Frédérick Vézina-Giguère. L'autre compagnie, elle, avait de très bonnes perspectives. Un des principaux commentaires des juges était que nous avions une approche un peu trop universitaire. Mais c'était normal pour des étudiants de premier cycle.»

Ce jeudi 27 avril, l'étudiante recevra l'un des deux prix Relève Desjardins de l'Association des femmes en finance du Québec. Ces prix honorent les femmes ayant excellé durant leurs études universitaires en finance. Cet été, Frédérick Vézina-Giguère effectuera un stage au Mouvement Desjardins. Elle poursuivra son parcours universitaire l'automne prochain alors qu'elle entreprendra des études de maîtrise en finance.

«La finance est un domaine très vaste et très concurrentiel, affirme-t-elle. Il faut se démarquer.» Sur ce plan, l'étudiante a plutôt bien réussi. Comme auxiliaire d'enseignement, par exemple, elle épaule des professeurs depuis maintenant deux ans dans la correction d'examens en finance et en assurance. Frédérick Vézina-Giguère se démarque aussi par ses résultats scolaires. Sa moyenne est supérieure à 4,00. «J'ai toujours eu de bons résultats scolaires, indique-t-elle. Cela m'a fait connaître des professeurs et fait entrer dans les compétitions interuniversitaires.»

Autre corde à son arc: l'entreprise en services comptables qu'elle a fondée à l'âge de 19 ans. «Cette année, raconte-t-elle, mon associé et moi avions l'objectif de doubler le nombre de déclarations de revenus réalisées l'an dernier, qui était de 400. C'est fait et nous avons même dépassé l'objectif. Nous sommes très satisfaits.» Ses débuts dans l'entrepreneuriat remontent à un stage que Frédérick Vézina-Giguère a effectué chez un comptable après ses études collégiales. «Je préparais des déclarations de revenus, mais je n'aimais pas être un maillon de la chaîne de valeur, dit-elle. Je préfère toucher à toutes les sphères de mon travail, notamment le marketing. Mon associé et moi prenons plaisir à faire ce travail. Nous sommes jeunes. C'est encore plus gratifiant d'être en affaires.»




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Pour la première fois, l'Université Laval s'est qualifiée pour la Van Berkom JMSB Small-Cap Case Competition. Dans l'ordre: Frédéric Rousseau, Louis-Charles Ducharme, Frédérick Vézina-Giguère et Xavier Boyer-Cantin.

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