Vie universitaire

Molière en plein air

Onze étudiants en architecture exposent leurs projets de théâtre extérieur temporaire pour la cour intérieure du Grand Théâtre de Québec

Par : Yvon Larose
Nicolas Labrie a exploré une structure pliable, verticalement comme horizontalement, afin de créer un rythme constant fait de légèreté et de flexibilité.
Nicolas Labrie a exploré une structure pliable, verticalement comme horizontalement, afin de créer un rythme constant fait de légèreté et de flexibilité.
Le Grand Théâtre de Québec possède une cour intérieure invisible de la rue dont les locaux, situés sous le niveau du sol, servent aux activités du Conservatoire de musique de Québec durant l’année scolaire. Se pourrait-il qu’un jour l’endroit soit utilisé pour la présentation en plein air, l’été, de pièces de théâtre à l'occasion d’un éventuel festival consacré à Molière?

Un premier pas en ce sens a peut-être été franchi l’automne dernier par des étudiants de troisième année du baccalauréat en architecture inscrits à un atelier dirigé par le professeur Jacques Plante. Pendant une session, ces derniers ont travaillé à la conception de structures démontables pour la toiture, les gradins, capables d’accueillir plus de 500 spectateurs assis, et l’aire de jeu scénique d’un théâtre extérieur hypothétiquement aménagé dans la cour intérieure du Grand Théâtre. Cet espace bétonné est profond de 8 mètres, long de 47 mètres et large de 23 mètres.

Grâce à une initiative étudiante, une exposition sur ce thème se tient à compter de ce soir, ce jeudi 6 novembre, à la galerie d’art du Cercle, un restaurant-bar-salle de spectacles de Québec. L’exposition réunit 11 planches illustratives et 6 maquettes. Elle vise à démontrer le potentiel du site ainsi que le potentiel du projet de festival Molière tel qu’imaginé par l’homme de théâtre Paul Hébert. L’exposition tient l’affiche jusqu’au 30 novembre.

«Les défis étaient de taille, indique Jacques Plante. La structure devait être visible de la rue et créer un signal. Sur le plan architectural, les projets devaient s’intégrer harmonieusement au Grand Théâtre. Les étudiants devaient voir, entre autres, comment empêcher les bruits de la ville, comme le passage des voitures et des autobus, d’entrer sur le site. Des spécialistes en acoustique et en structure les ont conseillés.»

Architectures éphémères
Selon le professeur Plante, le projet soumis par François Martineau est ressorti comme «le plus complet, le plus abouti». «Ce projet est extraordinaire, dit-il. C’est une sorte de boîte magique dont les panneaux se plient, se déplient et se déploient.» La «boîte» se présente sous un aspect simple et épuré. Elle crée des espaces polyvalents et changeants.

Pour son projet, Nicolas Labrie a imaginé une structure particulière en arborescence sur laquelle s’appuie une toiture faite de panneaux acoustiques pliés. L’étudiant a opposé le rythme souple de sa structure arborescente à celui très strict émanant de la structure du Grand Théâtre. «Ce travail est exceptionnel au niveau du rendu et de la lumière», affirme Jacques Plante.

Chantale Perron a pour sa part conçu une toiture faite d’une séquence d’immenses cadres de scène juxtaposés et décalés les uns par rapport aux autres. «Dans la cour, c’est comme une pergola avec les cadres ajourés qui laissent filtrer la lumière», explique le professeur.

Le projet de Félix Sirois-Vaillancourt recourt à des mâts en bois, à des cordages et à des toiles qui font office de toiture. L’étudiant a également «végétalisé» la cour bétonnée avec des colonnes en forme d’arbres. «Ce projet est ingénieux au plan urbain, souligne Jacques Plante. La structure de bois rend le projet très signalétique.»

Le Cercle est situé au 228, rue Saint-Joseph Est, à Québec. Les heures d’ouverture sont de 11 h 30 à 3 h du lundi au vendredi, et de 14 h à 3 h les samedi et dimanche. Pour plus d’information: 977-5798

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

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