Vie universitaire

Mission possible

L’organisation constitue la clé de la réussite quand on est un parent aux études

Par : Renée Larochelle
«Je remercie de tout cœur mon conjoint et mes enfants qui m’ont soutenue tout au long de la rédaction de cette recherche. Sans leur aide indéfectible, il m’aurait été très difficile de mener à terme ce projet.» Voilà le genre de phrase figurant parfois au début d’un mémoire de maîtrise ou d’une thèse de doctorat qui illustre à quel point le support des proches est important quand on décide d’entreprendre un travail universitaire de longue haleine, tout en étant parent. «Réussir à concilier la famille et les études nécessite beaucoup d’organisation, explique Marie-Hélène Simard, psychologue au Cendre d’aide aux étudiants. Tout ne peut pas être parfait. On sait que les personnes très perfectionnistes ont tendance à ressentir davantage de culpabilité que d’autres qui sont moins exigeantes envers elles-mêmes. Pendant qu’elles sont à l’Université, elles se disent qu’elles devraient être avec leurs enfants et lorsqu’elles sont avec leurs enfants, elles se sentent coupables de ne pas s’avancer dans leurs travaux. Or, l’important n’est pas de tout faire mais bien de faire ce qui est le plus important.»

Un modèle de persévérance
Si la conciliation études et famille constitue pour vous un véritable casse-tête, voire une mission impossible, ne manquez pas d’assister à l’atelier que donnera Marie-Hélène Simard sur le sujet, le 29 janvier à 10 h, au local 3105 du pavillon Maurice-Pollack. Bien qu’il n’existe pas de recette miracle, la psychologue vous donnera les ingrédients nécessaires pour équilibrer ces deux facettes de l’existence, qu’on étudie au baccalauréat, à la maîtrise ou a doctorat. «Souvent, l’étudiant n’arrive pas à faire la coupure entre ses travaux universitaires et amène en quelque sorte ses préoccupations à la maison, dit Marie-Hélène Simard. Même si l’exercice peut être difficile, je suggère aux étudiants de se considérer comme des gens ayant un emploi à l’extérieur, de 9 h à 5 h. Passé le coup de 5 heures, on décroche et on s’accorde du temps de qualité avec son enfant.»

Cela dit, on doit toujours pouvoir compter sur des personnes de son entourage (parenté, conjoint, voisin) pour prendre la relève en dehors des services de garde, en cas d’imprévu. La chose est d’autant plus vraie pour les familles monoparentales. Il ne faut pas non plus hésiter à parler aux professeurs, si on ne peut rendre un travail à temps, quand son enfant est malade, par exemple. On ne sait plus où donner de la tête et l’envie de tout envoyer en l’air se profile à l’horizon? «Gardons à l’esprit qu’on peut représenter un modèle de persévérance pour ses enfants, souligne la psychologue. Les efforts qu’on fait en tant que parent en valent toujours la peine. En plus de devenir une source d’inspiration pour eux, votre formation universitaire vous permettra d’améliorer vos conditions de vie, ce qui profitera en fin de compte à toute la famille.»
   
Rappelons que depuis 2005, l’Association des parents étudiant ou travaillant à l’Université Laval (www.apetul.asso.ulaval.ca) permet de créer des liens avec les autres parents de l’Université par la tenue de diverses activités comme des matinées de cinéma, des bazars de vêtements ou de jouets usagés.

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