Vie universitaire

Managers sans frontières se consolide

Par : Yvon Larose
«Par les commentaires des étudiants, des professeurs et des organisations non gouvernementales (ONG) partenaires, on arrive à une très belle confirmation de l’idée de départ de Managers sans frontières (MSF)», avance Didier Cherpitel en guise de bilan de la première année de fonctionnement de cette ONG lancée il y a un an par la Faculté des sciences de l’administration (FSA). «Les ONG, poursuit le président de MSF, ont des besoins de gestionnaires mieux formés et les jeunes ont besoin de réaliser certaines aspirations humaines de cœur.»

Didier Cherpitel était de passage à l’Université le 5 octobre. Il a assisté à une séance du conseil d’administration de MSF où l’on a fait le point sur la première année de fonctionnement de l’ONG universitaire. On s’est penché sur les partenariats, le financement et la formation spécialisée offerte à la FSA. «Il nous manque un rythme de croisière sur le plan académique mais les choses avancent bien, explique-t-il. La partie formation se peaufine ainsi que la partie relationnelle avec les ONG. Nous avons de très bons partenaires qui œuvrent dans domaines très variés. Nos étudiants sont divers. Nous voulons leur offrir des expériences diverses.»

La formation offerte consiste en une concentration mineure ou un microprogramme de premier cycle en développement international et action humanitaire. Ces programmes comprennent un stage interculturel humanitaire obligatoire de quelques mois. La formation vise à répondre aux besoins criants de professionnels de la gestion dans les ONG. Ces organisations sont souvent limitées dans leur action parce qu’elles ne peuvent assurer la gestion administrative et financière de leurs projets. Selon Didier Cherpitel, de nombreuses ONG sont maintenant utiles et efficaces. «Mais, ajoute-t-il, elles peuvent améliorer leur efficacité en étant plus professionnelles dans la délivrance du service. L’action humanitaire a besoin d’une certaine professionnalisation des gestionnaires.»

Le président de MSF a rencontré les 18 stagiaires qui ont séjourné cet été dans une ONG en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie. Un second groupe était formé des étudiantes et des étudiants qui partiront en stage l’an prochain. «Les impressions des stagiaires étaient très variées, indique Didier Cherpitel. Les propos avaient une fraîcheur rassurante, enthousiasmante. L’expérience les a marqués personnellement, elle leur a appris sur eux-mêmes et sur les autres. Ce que j’ai entendu conforte totalement ce que je pensais. Les stages répondent à un besoin chez les jeunes et à un besoin des ONG.» (On trouvera en page 7 le témoignage de la stagiaire Marie-Élisabeth O’Neill.) Selon Didier Cherpitel, les stagiires, qui étaient encadrés par leur ONG, n’étaient pas là pour apprendre, mais bien pour donner et servir. «En action humanitaire, précise-t-il, on apporte ce que l’on sait à d’autres.» Au moment du départ des stagiaires, il leur avait fait une mise en garde. «Ne partez pas avec l’idée que vous allez changer le monde parce que vous ne le changerez pas. Si vous le faites évoluer sur une toute petite chose à un tout petit endroit, c’est déjà énorme.»
Après une longue carrière dans le secteur bancaire, Didier Cherpitel a passé quatre ans à la tête de la Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

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