Vie universitaire

Les entreprises doivent faire leur part

La direction de l’Université et les deux principales associations étudiantes proposent une mesure novatrice pour aider à financer le réseau universitaire du Québec

La délégation de l'Université devant la Commission parlementaire de la culture et de l'éducation, le 18 août. On reconnaît en avant-plan, Barbara Poirier, présidente de la CADEUL, le recteur Denis Brière, le vice-recteur exécutif et au développement, Éric Bauce, et Sylvain Mercier, président de l'AELIES.
La délégation de l'Université devant la Commission parlementaire de la culture et de l'éducation, le 18 août. On reconnaît en avant-plan, Barbara Poirier, présidente de la CADEUL, le recteur Denis Brière, le vice-recteur exécutif et au développement, Éric Bauce, et Sylvain Mercier, président de l'AELIES.
À l’occasion du passage de l’Université devant la Commission parlementaire de la culture et de l’éducation, le 18 août, la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), l’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (ÆLIÉS) et le recteur Denis Brière ont mis de l’avant une proposition novatrice visant à aider le financement de l’enseignement universitaire. Parlant au nom des promoteurs de cette proposition, le recteur Brière a suggéré la mise en place d’une mesure qui s’apparenterait à celle qui se trouve dans la loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre et qui engagerait les entreprises à investir un certain pourcentage de leur masse salariale dans le réseau universitaire québécois. Cette proposition permettrait d’enrayer le problème du sous-financement chronique dont souffre ce réseau.
   
«Le financement des universités est un choix de société et doit être une responsabilité partagée par tous les acteurs qui bénéficient de la formation qui y est donnée et des recherches qui y sont réalisées, incluant les entreprises, a déclaré le recteur. En ce sens, la mesure avancée aujourd’hui mérite d’être considérée et débattue sérieusement en prévision du rendez-vous des partenaires de l’éducation qui aura lieu cet automne.»

Une mission menacée
L’Université Laval, tout comme l’ensemble des établissements universitaires du Québec, est devant une situation financière de plus en plus précaire qui menace sa mission d’enseignement et de recherche ainsi que sa contribution au développement de la société québécoise. Des efforts importants de rationalisation ainsi que la mobilisation de syndicats et d’associations de la communauté universitaire ont permis l’atteinte de l’équilibre budgétaire au cours des dernières années, mais un réinvestissement massif s’avère essentiel au maintien de la qualité et de l’accessibilité de la formation et des activités de recherche.
   
«Depuis 2007, les étudiants et les étudiantes ont fait leur part en contribuant davantage au financement par la hausse des frais de scolarité. Il est important de souligner que les entreprises québécoises sont les premières à bénéficier d’une main-d’œuvre hautement qualifiée qui stimule l’innovation et le développement de l’économie du savoir et sur laquelle repose notre avenir», ont déclaré la présidente de la CADEUL, Barbara Poirier, et le président de l’ÆLIÉS, Sylvain Mercier, devant la Commission parlementaire. Dans les jours qui ont suivi, le Conseil du patronat et la Fédération des chambres de commerce ont rejeté la proposition de l’Université Laval. «Je trouve qu’ils ont réagi un peu rapidement, a commenté le recteur Brière, qui est aussi président de la CREPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec). Si on a un objectif, à la CREPUQ, c’est de sortir du Rendez-vous des partenaires de l’éducation avec une solution au sous-financement des universités. Ce problème-là doit être réglé rapidement, parce qu’on peut voir les effets vraiment pervers de ce sous-financement, soit des déficits accumulés dans les différentes universités.»

Université Laval

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