Vie universitaire

Le retour à la terre

Un système de collecte des  matières compostables à grande échelle se met graduellement en place sur le campus

Par : Yvon Larose
Dans la cafétéria du pavillon Paul-Comtois, chacun des îlots de récupération dispose d'un bac de matières compostables.
Dans la cafétéria du pavillon Paul-Comtois, chacun des îlots de récupération dispose d'un bac de matières compostables.
Un blitz de sensibilisation à la récupération des résidus alimentaires et des papiers essuie-mains est présentement en cours dans les pavillons Alexandre-Vachon et Adrien-Pouliot. Cette opération en trois volets comprend l’envoi d’un courriel explicatif aux occupants des pavillons, des affiches sur les babillards et la présence d’un stand d’information, à l’heure du dîner, dans les cafétérias. «Le but de l’exercice est de préparer les gens à l’implantation, ce printemps, d’un système de collecte des matières compostables dans les deux pavillons», explique Guylaine Bernard, coordonnatrice d’opérations au Service des immeubles et responsable du dossier compostage. Il s’agira, selon elle, d’une étape de plus dans l’implantation d’un système de collecte à grande échelle sur l’ensemble du campus. «Des bacs seront ajoutés dans les cafétérias des deux pavillons pour les restes de table, poursuit-elle. On ajoutera aussi des mini-poubelles dans certaines salles de toilettes afin que les poubelles actuelles servent de bacs de récupération des papiers essuie-mains, lesquels sont compostables.»

Le Service des immeubles a lancé le projet de récupération des matières compostables en octobre dernier. Le projet a vu le jour à la demande et en partenariat avec les groupes étudiants Via-Agro-Écologie, Univert Laval et Consien. Il vise à récupérer et à transformer en compost les restes de table et les papiers essuie-mains. Les matières acceptées vont des produits laitiers aux viandes propres à la consommation, en passant par les fruits et légumes, les poissons et fruits de mer cuits, les grains et filtres de café, les serviettes de table en papier et les sachets de thé. Les matières refusées comprennent notamment les viandes impropres comme les os, gras et viscères, les graisses et huiles, la gomme, le polystyrène et le plastique. «Les viandes et les poissons ne sont pas utilisés pour le compostage à domicile, indique Guylaine Bernard, mais nous les acceptons dans nos bacs parce que le travail à grande échelle des bactéries les décompose rapidement, même en hiver. Le compost est le meilleur engrais.»

Banc d’essai
Le pavillon Paul-Comtois a servi de banc d’essai. L’expérimentation a pris fin en décembre. «L’évaluation est positive, souligne Guylaine Bernard. Nous avions ajouté un bac destiné au compostage près de chacun des îlots de récupération existants dans la cafétéria, ainsi qu’un nombre suffisant de petites poubelles dans les salles de toilettes.» Selon elle, les usagers ont intégré, pour la plupart, la notion de récupération en vue du compostage. «De façon générale, les gens participent et ils le font très bien, dit-elle. On constate toutefois certaines erreurs de tri. Mais c’est normal. Je dirais que les usagers du pavillon ont atteint un niveau de qualité de tri semblable à celui qu’ils démontrent pour la récupération des autres matières recyclables.»

Ce printemps, le système de compostage des résidus alimentaires et des papiers essuie-mains sera également implanté dans le pavillon Charles-De Koninck et dans le complexe Desjardins-Pollack. La procédure sera la même partout. Le personnel d’entretien sanitaire acheminera les matières récupérées vers la salle de matières résiduelles du bâtiment. Deux fois par semaine, un camion de récupération de la Ville de Québec viendra chercher les matières pour les transporter vers un site de compostage à grande échelle situé sur la rive sud du fleuve. «En septembre, indique Guylaine Bernard, tous les pavillons du campus seront aménagés. On calcule que 10 tonnes métriques de matières compostables quitteront chaque semaine le campus une fois l’implantation complétée. Annuellement, quelque 400 tonnes éviteront ainsi l’incinération, puis l’enfouissement.» Pour plus d’information: www.si.ulaval.ca/recy.

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