Vie universitaire

Le Projet Congo prend forme

L’Université contribue à la relance et au renforcement de la formation forestière en Afrique centrale

Par : Yvon Larose
En RDC, la formation pour devenir technicien forestier, dans le cadre du Projet Congo, est supervisée par le CERFO à l'Institut supérieur d'études agronomiques de Tshela.
En RDC, la formation pour devenir technicien forestier, dans le cadre du Projet Congo, est supervisée par le CERFO à l'Institut supérieur d'études agronomiques de Tshela.
«Le Projet d’appui à la formation en gestion des ressources naturelles dans le bassin du Congo a bien démarré et le bilan de la première année est très positif.» Damase Khasa, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt, et directeur du Projet FOGRN-BC, ou Projet Congo, ne cache pas sa satisfaction. Lancé il y a plus d’un an, le Projet vise à renforcer la formation universitaire et technique en foresterie au Cameroun et au Gabon, et à rétablir cette formation en République démocratique du Congo (RDC), où tout était arrêté depuis 1991. L’aide financière s’élève à 6,3 millions de dollars sur 5 ans. La principale contribution, 5 millions, provient de l’Agence canadienne de développement international.

Le professeur Khasa revient d’une année sabbatique en RDC. «Depuis le 4 mai 2009, explique-t-il, une première cohorte de 35 étudiants congolais du premier cycle a commencé la formation pour devenir ingénieurs forestiers, à Kinshasa, la capitale de la RDC. Deux professeurs du Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval se sont rendus sur place. L’enseignement de Jean Bégin a porté sur la dendrométrie, celui d’André Plamondon sur les bassins versants et l’érosion.» Une trentaine d’autres étudiants congolais ont aussi débuté leur formation pour devenir techniciens forestiers. Ils sont inscrits à l’Institut supérieur d’études agronomiques de Tshela, en RDC. La formation est supervisée par l’un des partenaires du Projet, le Centre d’enseignement et de recherche en foresterie (CERFO) du Cégep de Sainte-Foy. Le Projet FOGRN-BC finance également 13 bourses doctorales en cotutelle. Déjà, une étudiante gabonaise et deux étudiants camerounais sont à Laval.

La forêt du bassin du Congo couvre plus de 2 millions de kilomètres carrés. On y trouve 184 millions d’hectares de terre arable, dont 14 millions sont cultivés. Seulement 5,3 % des forêts de la RDC ont un plan d’aménagement. Le pays ne compte qu’une quarantaine d’ingénieurs forestiers et ceux-ci approchent de la retraite. «Notre objectif pour la RDC, souligne Damase Khasa, est de former une centaine d’ingénieurs forestiers d’ici la fin du projet.» Selon lui, le Projet Congo permettra de réviser et de moderniser les programmes de formation en foresterie, notamment en y intégrant de nouveaux concepts comme l’écoagriculture et l’écoforesterie.

L’Université Laval est le maître d’œuvre du Projet FOGRN-BC. Elle reçoit l’appui des universités de Moncton et d’Alberta qui produiront des cours d’agroforesterie en ligne. Une dizaine de professeurs de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique (FFGG) développeront des cours sur support multimédia, en partenariat avec leurs homologues en Afrique. Ils offriront ensuite un support à distance aux professeurs locaux qui dispenseront les enseignements.

L’inauguration officielle du Projet FOGRN-BC aura lieu le 29 novembre à l’Université de Kinshasa. À cette occasion, 5 000 arbres seront plantés sur le campus. Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement, à l’administration et aux finances, ainsi que Robert Beauregard, doyen de la FFGG, seront au nombre des invités.

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