Vie universitaire

Le devoir de maîtrise

Une gestion de classe efficace passe par l’établissement de règles claires entre le professeur et ses étudiants 

Par : Renée Larochelle
Un professeur qui tente de donner son cours, mais qui est constamment dérangé par le bavardage incessant d’un groupe d’étudiants au fond de la classe; un étudiant qui n’assiste presque jamais au cours, mais qui ne se gêne pas pour aller voir le professeur à son bureau pour lui demander de l’information sur la matière déjà présentée en classe: voilà des exemples tirés de la vie quotidienne à l’université qui illustrent bien les difficultés auxquelles se heurtent certains professeurs. Pour éviter ce genre de situation déplaisante, la solution consiste à établir clairement les règles du jeu dès le début de la session avec ses étudiants, estime Hélène Servais, conseillère en pédagogie universitaire au Réseau de valorisation de l’enseignement et conférencière à l’occasion de L’Heure pédagogique, une activité organisée par le Réseau de valorisation de l’enseignement, le 14 mars. Thème de l’exposé: «Des conditions préalables à une gestion de classe efficace».
   
Prenons le cas des étudiants qui parlent pendant que le professeur enseigne. Au lieu de s’adresser directement aux étudiants et risquer ainsi d’envenimer les choses, le professeur choisira plutôt de s’approcher lentement des jaseurs, montrant par son attitude qu’il réprouve leur comportement. Si les étudiants s’obstinent à ne pas écouter, au propre comme au figuré, l’enseignant s’entretiendra avec les étudiants concernés au moment de la pause à l’extérieur de la classe, et pourra leur faire part de son mécontentement. «On attend de celui qui se trouve en situation d’autorité qu’il fasse preuve d’une grande maîtrise de soi, a souligné Hélène Servais. Évidemment, le niveau de tolérance varie d’un professeur à l’autre. Par exemple, certains professeurs tolèrent plus ou moins les retards alors que d’autres se montrent plus pointilleux sur cet aspect. Dans tous les cas, il ne faut jamais agresser verbalement un étudiant, parler plus fort que lui ou encore l’humilier devant la classe.»

Des adultes consentants
Selon Hélène Servais, certains professeurs se montrent réticents à parler des problèmes d’indiscipline dans leur classe, ayant pour leur dire que les étudiants sont des adultes qui ont librement consenti à s’inscrire et à assister au cours. «À partir du moment où quelqu’un a la tâche d’enseigner, il est pourtant responsable du climat qui règne dans sa classe, insiste-t-elle. Si le professeur estime que le comportement de certains est dérangeant pour les autres, il a le devoir d’agir.» La question de la modalité des remises de travaux engendre également certaines frictions entre professeurs et étudiants, d’où la nécessité de clarifier les zones d’ombre. Par exemple, doit-on pénaliser un étudiant qui remet son travail par courriel à 23 h 59 la veille du jour J? Un étudiant ayant dû s’absenter lors d’un examen pour une raison très sérieuse peut-il manquer un examen sans avoir la note zéro?
   
Pour s’informer sur les conditions préalables à une gestion de classe efficace, l’enseignant peut consulter de nombreux documents officiels, dont le Règlement des études, la Déclaration des droits des étudiants et des étudiantes, et le Règlement disciplinaire à l’intention des étudiantes de l’Université Laval.

          

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