Vie universitaire

Le big data fait son entrée à FSA ULaval

La Faculté des sciences de l'administration lance deux programmes axés sur les mégadonnées

Par : Yvon Larose
Une concentration qui s'ajoute au programme de maîtrise en administration des affaires, un microprogramme de deuxième cycle qui voit le jour: la Faculté des sciences de l'administration (FSA ULaval) fait une double entrée, cet hiver, dans le domaine de l'analytique d'affaires. Ce domaine est axé sur l'étude de très grandes quantités de données brutes, les mégadonnées ou données massives (big data, en anglais), et sur leur conversion en données utiles. Ce secteur en émergence connaît une croissance exponentielle. Il se caractérise notamment par le fait que les outils classiques de gestion de bases de données ne suffisent pas à la tâche.

«Je dirais que les mégadonnées représentent une tendance lourde, estime Bernard Lamond, directeur du Département d'opérations et systèmes de décision. La collecte des données s'est accélérée grâce à l'informatique et aux télécommunications, au point où les organisations sont maintenant submergées d'informations.»

Selon lui, le phénomène soulève une question de base: comment convertir de grandes quantités de données brutes en données utiles pouvant servir d'assises à de meilleures stratégies d'affaires? «Un enjeu, poursuit-il, découle de la diversité des sources d'information, comme les systèmes opérationnels de l'entreprise, les médias sociaux et les appareils connectés. Un autre enjeu touche à la qualité des informations, laquelle peut être très variable en raison de la grande diversité des formats des données et de leur véracité à évaluer. Par exemple, il peut y avoir des données manquantes en raison d'erreurs de traitement, ou encore des données qui proviennent d'opinions non validées.»

La concentration sur les mégadonnées ainsi que le microprogramme visent à répondre aux besoins exprimés par les organisations, privées comme publiques. Ils ont ceci d'original qu'ils touchent les différents aspects de l'analytique d'affaires. Ce domaine comprend les systèmes intégrés de gestion, l'analyse des données d'affaires, l'analytique web et la conception des systèmes d'aide à la décision. «Nous voulions mettre l'accent sur la flexibilité et la multidisciplinarité, explique Bernard Lamond. Par exemple, l'étudiant peut choisir parmi quatre cours de statistique existants. Au sujet du traitement des données, il peut choisir entre le forage des données et les algorithmes de traitement orientés vers la programmation.»

L'enseignement se donne à temps complet ou à temps partiel. Certains cours sont offerts à distance, d'autres en classe et par Internet. Les deux programmes s'adressent à ceux et à celles qui ont une formation de premier cycle en administration ou en sciences et génie, ou qui possèdent un diplôme jugé équivalent.

Les deux formations offertes par le Département d'opérations et systèmes de décision permettent d'envisager des emplois tels qu'analyste marketing, directeur en analytique d'affaires et conseiller en développement de systèmes. «Dans le réseau universitaire, plusieurs programmes relatifs aux données massives sont axés sur le côté informatique, indique Bernard Lamond. À la Faculté, nous mettons l'accent sur le côté gestion. Nous visons à préparer les gens comme gestionnaires au niveau du MBA, donc comme des personnes qui vont prendre des décisions et assumer des responsabilités. Ceux et celles qui choisiront le microprogramme agiront comme conseillers auprès des décideurs, en leur fournissant une compréhension de base sur ce qu'il est possible de faire.»

L'analytique d'affaires vise à déterminer les problèmes à étudier, quelles données sont requises et comment on les extrait, et comment on les utilise dans la prise de décision. «Avec nos formations, souligne le directeur, nous pensons que les gens sauront utiliser leurs connaissances en appui à leur jugement et à leur expérience. Ces méthodes s'ajouteront au coffre à outils du gestionnaire ou du conseiller. Elles les amèneront dans des domaines où ils étaient traditionnellement moins présents. Elles permettront des évaluations plus quantitatives et une vue d'ensemble mieux informée, donc plus précise et plus décisionnelle.»

Les employeurs se trouvent notamment dans le commerce de détail, dans les services comme les assurances et les banques, et dans les firmes de consultation. Une étude de Montréal International et Québec International cite une analyse selon laquelle il manquerait, au Québec, entre 10 000 et 19 000 professionnels compétents en analytique des données.

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