Vie universitaire

L'architecture, l'énergie et la perspective de l'occupant

Du 21 au 24 juin, l’École d’architecture accueillera la 26e Conférence internationale sur l’architecture passive et à faible énergie

Par : Yvon Larose
Plus de 160 communications, certaines par des conférenciers de renommée internationale, ainsi que des plénières et des présentations par affiches seront au cœur de la 26e Conférence internationale sur l’architecture passive et à faible énergie (Passive and Low Energy Architecture – PLEA) qui se tiendra à l’École d’architecture du 21 au 24 juin.

L’activité se déroulera sur le thème «L’architecture, l’énergie et la perspective de l’occupant». Elle réunira des universitaires, des professionnels et des industriels actifs dans la promotion de la responsabilité écologique et environnementale en architecture et en urbanisme. Les professeurs titulaires Claude Demers et André Potvin, membres du Groupe de recherche en ambiances physiques, en sont les organisateurs. «L’architecture à faible énergie est un domaine en plein développement dans le contexte du changement climatique, explique le professeur Potvin. Dans les pays industrialisés, le bâtiment consomme à lui seul 50 % de l’énergie nécessaire à l’activité humaine. De plus, il émet près de 40 % des gaz à effet de serre. Il est donc devenu important de couper dans la consommation énergétique des bâtiments.»
La Conférence PLEA 2009 mettra l’accent sur les stratégies dites de design passif applicables dans les climats très froids ou très chauds. «La notion de design passif fait appel à des techniques simples qui permettent de réduire ou d’éliminer le recours à la climatisation et au chauffage mécanique», indique André Potvin. En comparaison, les techniques avant-gardistes dites actives produisent de l’énergie. C’est entre autres le cas des cellules photovoltaïques pour la production d’électricité à partir du rayonnement solaire, et des micro-éoliennes intégrées aux bâtiments pour la production de chaleur.

Selon le professeur Potvin, les approches passives sont axées sur l’éclairage naturel, sur le refroidissement passif que l’on obtient notamment par la ventilation naturelle, et sur le chauffage solaire passif obtenu, entre autres, par une orientation judicieuse du bâtiment. «Le défi, poursuit-il, consiste à rendre ces stratégies compatibles l’une avec l’autre, puis de les pondérer pour avoir un bâtiment dont la consommation d’énergie est minimale.»

Occupant actif, architecture passive
Un occupant actif et une  architecture passive représenteraient le meilleur de deux mondes. «La notion de design passif implique nécessairement les occupants des bâtiments, affirme André Potvin. La moitié de la consommation d’énergie est directement attribuable aux systèmes mécaniques, comme le chauffage et la climatisation, le quart à la configuration et la volumétrie du bâtiment, et le dernier quart par les occupants, en autant que ceux-ci puissent interagir avec le bâtiment.»

Dans une optique de réduction de la facture énergétique, mais surtout de l’empreinte écologique de l’architecture, la question de l’occupant devient donc centrale. «Elle l’est d’autant plus aujourd’hui dans un contexte de crise économique mondiale qui fait appel à la notion de frugalité, de retenue, soutient le professeur Potvin. Consommer moins d’énergie lorsqu’il fait très chaud peut signifier ouvrir-fermer une fenêtre, ou descendre au sous-sol plutôt que de faire fonctionner le climatiseur.» Pour information et inscription: www.plea2009.arc.ulaval.ca/Francais/welcome.html.

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