Vie universitaire

Français amélioré, immersion réussie

Onze étudiantes du baccalauréat en éducation de l’Université de Regina complètent en ce moment une deuxième session d’études à Laval

Par : Yvon Larose
Stefanie Donison, Elizabeth Gareau, Aditi Garg et Janice Gorecki sont inscrites au baccalauréat en éducation de l’Université de Regina, en Saskatchewan. Avec sept autres de leurs consoeurs, elles poursuivent présentement leurs études à Laval dans le but d’améliorer leur maîtrise du français tout en vivant une expérience d’immersion en langue française et en culture francophone. Leur séjour de deux sessions à Québec est rendu possible grâce à une entente signée il y a plus de vingt ans entre les deux établissements. Cet accord prévoit que tous les étudiants au bac en éducation de quatre ans de l’Université de Regina doivent étudier un an à Laval après la première année de leur programme d’études. En ce sens, Regina serait la seule université du Canada anglais à offrir de façon formelle une année d’études en milieu francophone.

Selon Marie-Ève Vachon-Savary, du Département des fondements et pratiques en éducation, les onze étudiantes ont grandement amélioré leur maîtrise du français. «Chacune s’est améliorée en fonction des défis qu’elle avait à relever au début de l’année», explique celle qui accompagne et enseigne aux étudiantes dans le cadre du Programme spécial de formation à l’enseignement en français en milieu minoritaire. «Dans tous les cas, poursuit Marie-Ève Vachon-Savary, elles ont pris davantage conscience de leurs erreurs et, surtout, elles ont acquis une aisance et une confiance directement liées au fait de vivre le quotidien en français. Pour elles, le français n’est plus une langue un peu désincarnée, mais réellement un outil pour entrer en relation et accomplir avec succès de multiples projets, dont leur stage qu’elles font en ce moment à raison d’une journée par semaine dans des écoles de Québec.»

Elizabeth Gareau dit avoir été surprise par la quantité d’anglicismes qui colorent la langue québécoise. «Il y en a beaucoup plus que je pensais, souligne-t-elle. En Saskatchewan, j’ai été dans une école francophone et tout au long de ma scolarité on m’a dit d’éliminer les anglicismes. Même à l’école où je suis en stage, les enfants disent des choses comme “starter” au lieu de démarrer.» Janice Gorecki insiste pour sa part sur les différences de niveaux scolaires entre le Québec et sa province d’origine. «L’an dernier en Saskatchewan, raconte-t-elle, j’étais en stage dans une classe de huitième année, tout comme cette année à Québec. Sauf que chez nous les élèves sont encore à l’école élémentaire en huitième année, tandis qu’ici ils sont dans un milieu de niveau secondaire. La mentalité des élèves d’ici est vraiment différente.»

Aditi Garg se destine à l’enseignement des mathématiques en milieu d’immersion en français. «Une réforme de l’enseignement est en cours en Saskatchewan, explique-t-elle. Au Québec, on insiste sur les différentes compétences de l’élève. Chez nous, on note encore un élève selon un système de pourcentages et d’examens.» Selon Janice Gorecki, les deux sessions passées à Laval seront profitables. «Notre formation se trouve améliorée, affirme-t-elle. Nous avons découvert une culture que nous pourrons enseigner à nos élèves de la Saskatchewan. Nous avons aussi découvert que le français n’est pas juste une langue que l’on apprend pour devenir bilingue. Il est vraiment utile. D’enseigner ça à mes élèves de la Saskatchewan sera peut-être une source de motivation pour vraiment apprendre le français.»

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