Vie universitaire

Faire progresser Laval et la région

Le recteur Denis Brière fait le point sur un certain nombre de dossiers porteurs pour l’Université et la région de Québec

Par : Yvon Larose
Denis Brière: «J'ai bien fait comprendre au maire Labeaume que l'immigration, à Québec, passe par l'Université».
Denis Brière: «J'ai bien fait comprendre au maire Labeaume que l'immigration, à Québec, passe par l'Université».
En février prochain, le recteur Denis Brière déposera au Conseil d’administration le document contenant les axes de développement de l’Université d’ici 2012. «Ce document a fait l’objet d’une grande consultation sur le campus, indique-t-il. Le délai administratif quant à la date de publication ne nous a pas empêchés de travailler, par contre. Par exemple, nous avons mis sur pied, cet automne, la Table de concertation sur le développement durable. Nous avons aussi avancé le dossier du fonds institutionnel aux initiatives internationales dans le cadre du recrutement et de l’internationalisation de la formation. La direction a également défini le mandat du président du comité chargé de concevoir une politique sur les relations que doit avoir l’Université avec le secteur privé. Le professeur Jacques Racine va maintenant former son comité en collaboration avec la direction.»

Selon le recteur, le secteur privé a sa place sur un campus universitaire, mais cette présence doit être mieux encadrée. Baliser les relations avec le privé fera en sorte de ne pas créer de faux espoirs. Si un projet du privé n’inclut pas la réalisation de la mission de l’Université en enseignement, recherche et création, il sera exclu. «Cela évitera ce qui s’est produit dans le dossier du Centre de formation et de recherche en alimentation, explique Denis Brière. D’ailleurs, ce projet peut être repris de façon différente dans le respect de nos valeurs. Cela dit, il n’est pas question qu’une épicerie soit construite sur le campus. Il y a d’autres façons de faire qui peuvent être envisagées, comme une chaire de recherche, ou un institut.»

Maison internationale
Dans le dossier de l’implantation à Québec d’un centre de services pour les immigrants, le nouveau maire Régis Labeaume s’est rangé du côté du recteur Brière et de son projet de Maison internationale à l’Université Laval. «Après rencontre avec le maire, il a été décidé que nous travaillerions ensemble sur un projet, le nôtre, souligne le recteur. J’ai bien fait comprendre au maire que l’immigration, à Québec, passe par l’Université. Nous avons au-dessus de 4 000 étudiants et au-delà de 1 000 employés d’origine autre que canadienne.»

Un plan, auquel travaille le recteur et qui sera dévoilé prochainement, vise la rétention des étudiants étrangers qui ont obtenu un diplôme de premier cycle à l’Université. «On perd nos immigrants diplômés s’ils ne se trouvent pas d’emploi entre six mois à un an, soutient Denis Brière. Ils sortent de la région, ils s’en vont à Montréal ou à Toronto, ou ils retournent dans leur pays d’origine.» Le plan, qui s’adressera aux étudiants québécois comme aux étudiants étrangers, ciblera des secteurs comme l’informatique et l’ingénierie. Le projet se fait en collaboration avec le gouvernement du Québec et le secteur privé. «Les choses avancent rapidement», indique le recteur.

Quant au dossier du Super-PEPS, un projet évalué à 75 millions de dollars, «il avance très bien», aux dires du recteur Brière. Le gouvernement du Québec et la Ville de Québec ont confirmé leur participation financière. L’engagement ferme du gouvernement fédéral est attendu dans les prochaines semaines.
Une nouvelle étude sur la faisabilité d’un train rapide entre Québec et Montréal intéresse au plus haut point Denis Brière à titre de président du nouveau comité de décideurs sur l’accès terrestre, maritime et aérien à la région de Québec. Le rôle du recteur consiste principalement à établir des consensus. «Le comité s’intéresse à tout ce qui favorise le développement de la région, dit-il, et le projet d’un train rapide fait consensus en ce moment.» Selon Denis Brière, l’Université Laval a un rôle à jouer, notamment par la contribution de ses experts en transport. «L’Université a beaucoup à gagner à ce que des projets de ce type puissent voir le jour, affirme-t-il. La région de Québec s’est développée par l’innovation. Alors, l’Université ne peut pas être absente dans ces dossiers.»

Une parenté de vues
Y a-t-il une parenté de vues entre Régis Labeaume et Denis Brière, deux hommes issus du milieu des affaires? «Certainement, répond le recteur. On le voit déjà. Le maire a dit clairement et à plusieurs reprises que les dossiers du recteur de l’Université Laval sont les siens. Nous avons une très bonne communication et nous nous parlons assez souvent de dossiers d’intérêt commun. Et je dois dire que le maire a compris parfaitement que le développement régional passe par l’innovation et la recherche. Je sens que le maire veut vraiment travailler avec l’Université pour faire progresser Laval et la région.»
Le Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois s’est tenu à Québec en décembre dernier. L’événement, qui avait nécessité une préparation de plus d’un an, était organisé par l’Université Laval. Denis Brière en était le président. «Le processus se poursuit, indique-t-il, et le comité directeur ainsi que la structure organisationnelle continueront à fonctionner pour six mois à un an.  On verra de quelle manière on pourra avoir une structure plus permanente. C’est sûr que nous continuerons à être actifs dans les grands dossiers, notamment celui des travailleurs de la forêt. On va faire en sorte que les consensus obtenus aient un suivi, qu’ils soient appuyés politiquement et économiquement. Ce n’est pas la fin du Sommet, au contraire. On a fait un bon travail de consensus où la société civile s’est pris en main et présenté des solutions. Maintenant, il s’agit d’appliquer ces solutions dans toutes les régions du Québec.»

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