Vie universitaire

Examen de conscience

La réussite scolaire passe par une révision des attitudes et des méthodes de travail

Par : Renée Larochelle
C’est la mi-session et vous venez de recevoir les premiers résultats de vos examens ou de vos travaux. Malheureusement, ces résultats ne sont vraiment pas à la hauteur de vos attentes. Au lieu de paniquer, prenez plutôt du recul et demandez-vous ce qui n’a pas marché. C’est le conseil que donne Dominique Dubé, psychologue au Centre d’orientation et de consultation psychologique (COCP). Depuis 13 ans, il reçoit des étudiants aux prises avec ce genre de difficultés. «L’une des erreurs à ne pas commettre à la suite de mauvais résultats est de continuer à travailler de la même façon, explique Dominique Dubé. Pour arriver à s’améliorer, on doit à tout prix revoir ses méthodes de travail et ses attitudes par rapport aux examens et aux travaux.»

Première question à se poser lors de cet examen de conscience: me suis-je trop pris à la dernière minute pour étudier? Toutes sortes de raisons peuvent amener à reporter ses tâches au lendemain. Devant l’ampleur de la tâche, on peut se sentir stressé, découragé ou encore ne pas savoir par où commencer. La solution consiste alors à se fixer des objectifs raisonnables et à diviser la matière en blocs. Un horaire trop chargé nuit également à la bonne marche des études. «De façon générale, les étudiants qui gèrent bien leur temps ont moins d’échecs scolaires, dit Dominique Dubé. Par exemple, si on travaille à l’extérieur 25 heures par semaine et qu’on a 5 cours à son horaire, il y a un problème. Là encore, c’est une question de priorité: si notre priorité est de travailler, on peut décider d’étudier à temps partiel. Si la priorité est d’étudier, on travaille à temps partiel.»

Se souvenir de ce qu’on a compris
Un autre point à considérer pour éviter bien des déceptions est d’avoir une bonne concentration afin de tirer le maximum de son étude. Comme il n’est pas suffisant de s’asseoir devant ses livres et de tourner les pages pour absorber la matière, on doit être le plus actif possible en prenant des notes, en sachant faire la différence entre ce qui est important et ce qui l’est moins, et en s’octroyant des pauses, question de s’aérer les idées. On risque ainsi de moins se perdre dans les détails et de ne pas avoir la désagréable impression de tout savoir et de rien savoir en même temps.  

Le jour J est arrivé. Vous êtes devant votre examen quand un trou de mémoire vous fait perdre tous vos moyens, et ce, même si vous possédez parfaitement la matière. Pour éviter cet écueil, il est préférable de ne pas attendre la journée de l’examen avant de s’assurer qu’on a bien mémorisé les notions requises. «De nos jours, l’accent est mis sur la compréhension de la matière, dit Dominique Dubé. Oui, il est primordial de bien comprendre la matière, mais il est tout aussi important de se souvenir de ce qu’on a compris.» Quand l’anxiété monte durant un examen, on dirige son attention sur ce qu’on sait et sur ce dont on se souvient au lieu de mettre l’accent sur ses manques. «Un peu d’anxiété peut avoir un effet stimulant, mais trop d’anxiété nuit», soutient Dominique Dubé.
   
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