Vie universitaire

Des jardins éphémères

Deux étudiants de l’École d’architecture figurent parmi les lauréats d’un concours organisé dans le cadre des Fêtes du 400e anniversaire de Québec

Par : Renée Larochelle
Jean-Philippe Saucier et David Brassard, étudiants à l’École d’architecture, se sont illustrés lors du concours Jardins éphémères organisé par la Société du 400e anniversaire de Québec. Ils l’ont en effet emporté dans la Catégorie Relève de Québec pour leur projet ayant pour titre «Boîte d’antiPandore». Les jardins seront réalisés en juin 2008 à Espace 400e, nom du site officiel des Fêtes qui sera aménagé sur les bords du bassin Louise à cette occasion. Les autres lauréats proviennent de France, des États-Unis et du Québec. Jusqu’au 17 juin, l’École d’architecture présente d’ailleurs une exposition regroupant les planches des quelque 96 projets soumis au jury dans le cadre de ce concours qui était présidé par l’architecte Pierre Thibault.

«Au tout début de nos discussions sur le thème du concours, nous cherchions en quelque sorte à "emboîter" la nature, explique David Brassard. Puis nous avons pensé au mythe de la boîte de Pandore qui, une fois ouverte, laisse échapper tous les maux de la terre, ce qui nous a menés à penser à l’antithèse mythologique de la boîte de Pandore, une "boîte d’antiPandore", qui contiendrait non pas des maux mais plutôt des mots d’espoir pour l’avenir du monde. Et c’est ce concept que nous avons retenu.»

Des idées nouvelles
Disons-le tout de suite: le jardin imaginé par Jean-Philippe Saucier et David Brassard est à des années-lumière du jardin classique tel qu’on le conçoit généralement et ne comporte ni arbustes, ni arbres, ni fleurs. En lieu et place, le visiteur est face à un véritable champ de blé, planté d’une éolienne, avec au milieu une étrange boîte de verre dans laquelle se reflète la ville. Pour se rendre à ce bâtiment aux parois miroitantes, il doit emprunter des chemins étroits évoquant un labyrinthe en partie caché par les blés. Quelques pas de plus et il se retrouve sur un parvis de bois, sorte d’antichambre à la maison de verre dont les portes s’ouvrent pour l’accueillir. On lui propose alors d’écrire sur les murs, d’apposer ses impressions, ses espoirs, de remplir la boîte d’idées nouvelles : comment voit-il la ville de demain?

«Nous ne voulions pas faire un jardin essentiellement contemplatif, révèle Jean-Philippe Saucier. Notre objectif était d’exploiter au maximum l’espace dont nous disposions.» Dans cette optique, rien n’a été laissé au hasard dans le choix de la composition de ce jardin éphémère qui, l’espèrent ses concepteurs, devrait laisser des traces dans la mémoire des gens. D’abord, le choix du blé, référence directe au passé agricole du Québec. Ensuite, l’éolienne : si le vent faisait autrefois tourner les pales du moulin et moulait le blé, il peut faire maintenant tourner les hélices de l’éolienne pour produire de façon écologique les ressources de demain, en l’occurrence, l’éclairage de nuit du jardin. La boîte de verre, elle, représente le renouveau, l’avenir, le pas en avant. Enfin, tous les matériaux choisis (bois, plastique acrylique miroitant) l’ont été dans un souci de respect de l’environnement et seront recyclés. Disposant d’un budget de 10 000$, les jeunes hommes ont mené leur projet de A à Z, planchant sur leur imagination fertile afin d’accoucher d’un projet original et porteur d’espoir.

«Nous avons hâte de lire ce que les gens vont écrire sur les murs de la boîte, dit David Brassard. Pour nous, les Fêtes du 400e anniversaire de Québec seront l’occasion d’un retour sur le passé mais aussi d’une introspection sur le présent et d’une réflexion sur le futur.»

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