Vie universitaire

Des cœurs grands pour leurs prochains

À l’approche des Fêtes, qui seront d’autant plus particulières pour des familles dans le besoin, des étudiants décident de s'impliquer

Par : Claudine Magny
Maude Larochelle-Samson et son équipe de bénévoles ont distribué des paniers de Noël pour l'organisme Le Pignon bleu.
Maude Larochelle-Samson et son équipe de bénévoles ont distribué des paniers de Noël pour l'organisme Le Pignon bleu.

Maude, Stefania, Marie-Ève, Étienne et Laurianne sont de parfaits exemples que l’être humain peut avoir une capacité d’adaptation incroyable. 

Issus de trois facultés différentes, ils ont tous un cœur grand comme l’océan pour aider leur prochain. Pandémie ou pas, il n’était pas question pour eux de ne pas s’impliquer, en compagnie de leurs collègues étudiants, pour une cause sociale à l’approche des Fêtes. Car qui dit temps des Fêtes, dit parfois pauvreté et isolement...

Des termes qui sont d’ailleurs beaucoup plus lourds cette année pour les personnes vivant seules, mais aussi pour les familles.

Des paniers de Noël en toute sécurité

Maude est étudiante en première année à la Faculté de médecine. Il s’agit en fait d’un retour aux études pour elle, car elle a déjà en poche un baccalauréat en droit de l’Université Laval et a même travaillé comme avocate. Jeune femme brillante, elle s’implique auprès de l’organisme Le Pignon bleu depuis 9 ans déjà. Elle, qui faisait à ses tout débuts avec cet organisme de l’aide aux devoirs pour les enfants, fait aujourd'hui partie du CA. Mais pas question de quitter «le terrain», dit-elle. Elle fait donc également partie du comité organisateur de l’Opération panier de Noël depuis 4 ans. Une amie et collègue d’études, Stefania Oros, a décidé, elle aussi, de s’impliquer.

«Habituellement, explique-t-elle, la distribution des paniers dans les familles a lieu le 24 décembre, en collaboration avec Metro Ferland Centre-Ville et plusieurs autres grossistes, mais en raison de la COVID-19, cette distribution a dû être devancée de quelques jours. Et ce qui est formidable dans tout ça, c'est que, malgré tout, on offre cette année l'épicerie pour un mois et des boîtes-cadeaux personnalisées à 175 familles, soit 25 de plus que l’an dernier!»

Des athlètes de l'équipe de football Rouge et Or ainsi que des équipes de football de l’Académie Saint-Louis et de l'école secondaire de l'Aubier ont aidé au chargement des voitures des bénévoles qui allaient porter les paniers aux familles. Bien évidemment, les consignes sanitaires ont été respectées à la lettre cette année. Par exemple, aucun bénévole ne rentrait dans les résidences; les familles devaient sortir à l’extérieur pour récupérer leur panier.

Marie-Ève Cloutier et ses camarades du Regroupement des étudiantes et des étudiants en ergothérapie de l’Université Laval rendront heureuses 54 familles dans le besoin.

Amasser des dons autrement, c’est possible!

Marie-Ève est, elle aussi, une étudiante très dévouée pour les causes sociales. Présidente du Regroupement des étudiantes et étudiants en ergothérapie de l’Université Laval (RÉEL), elle est en troisième année du baccalauréat. Chaque année avant le congé des Fêtes, elle et ses camarades d’études organisent un party de Noël dans lequel des fonds sont amassés pour être offerts à une fondation de la région de Québec. Or, compte tenu du contexte particulier de cette année, les étudiants du RÉEL ont décidé d’organiser une collecte de denrées en présentiel et en ligne. Résultat? De l’argent a été amassé et des paniers de Noël ont été confectionnés, puis offerts à deux organismes communautaires de la région: le Mouvement des services à la communauté du Cap-Rouge (MSCCR) et le Service d’entraide Basse-Ville.

Les étudiants se sont donc donné rendez-vous à Cap-Rouge un samedi après-midi, avec des bénévoles du MSCCR, pour confectionner les paniers. Ils peuvent être très fiers d’eux puisqu’ils rendront heureuses pas moins de 54 familles de Cap-Rouge dans le besoin. Quant à l’argent amassé en ligne, il servira à acheter des denrées et des vêtements chauds qui seront remis au Service d'entraide Basse-Ville.

«C’est une très belle expérience, non seulement parce que l’on donne, mais aussi parce que l’on reçoit, affirme Marie-Ève Cloutier. Ça nous fait vraiment prendre conscience de la chance qu’on a. Il y a cette habitude générale de penser qu’on n’habite pas dans un pays pauvre, mais ce n’est pas parce qu’on ne voit pas la pauvreté qu’il n’y en a pas autour de nous. C'est beaucoup plus présent qu'on le croit.»

Son collègue étudiant Étienne Cusson abonde dans le même sens. «Lorsqu’on fait des paniers, on sait à à quel type de famille ils sont destinés, et on voit alors que le visage de la pauvreté a des aspects très divers: il y a autant de personnes âgées que de jeunes familles ou de nouveaux arrivants. En plus, cette année, nous vivons une année particulièrement difficile, donc ça fait vraiment du bien de pouvoir aider et donner.»

De gauche à droite: Isalie Blais (étudiante de 3e année), Laurianne Caron (déléguée aux communications du RESB), Karel Ferland (déléguée aux affaires socioculturelles du RESB) et Béatrice Morin (étudiante de 2e année).

Apporter du soutien à ses collègues étudiants

Laurianne Caron est déléguée aux communications du Regroupement des étudiants en sciences biomédicales (RESB) et étudiante en troisième année au baccalauréat. Elle est aussi de ceux et celles qui voient toute l'importance d'aider les autres. Pour la fin de la session universitaire, elle a décidé, avec ses camarades du RESB, de faire plaisir. et plus particulièrement de faire sourire les étudiants de son programme de baccalauréat à l’approche du temps des Fêtes. Comment? En allant leur livrer des cadeaux à leur résidence. Et ce, bien évidemment, en respectant les mesures sanitaires de distanciation sociale et de port du masque. Quant aux étudiants demeurant à l'extérieur de la ville, ils ont reçu de jolies cartes de vœux envoyées par la poste.

«Lors des livraisons, les gens nous disaient “Merci beaucoup, vous égayez ma journée!” ou encore “Ça me donne de la motivation pour étudier pour mon dernier examen!” Alors, imaginez le cas des étudiants de première année. Le campus étant fermé, ceux-ci n’ont pas encore eu de relation “en personne” avec d’autres étudiants du baccalauréat depuis leur arrivée à l’Université. Donc, prendre 5 minutes pour discuter avec eux et prendre de leurs nouvelles était simple, mais ils l’ont visiblement beaucoup apprécié.»

Tout compte fait, à l'exemple des gestes de ces étudiants remarquables et... pour reprendre les mots de l’écrivaine, poète et actrice américaine Maya Angelou, les arcs-en-ciel ne sont pas qu’à coller aux fenêtres. «Essayez d’être un arc-en-ciel dans le nuage de quelqu’un», a-t-elle écrit. Pourquoi, alors, ne pas souhaiter à notre société tout plein d'arcs-en-ciel pour 2021?

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