Vie universitaire

Demain, demain, demain

Dans les études, l’action demeure le meilleur remède à la procrastination

Par : Renée Larochelle
Il est 2 h 15 du matin et Johanne étudie. Les yeux rougis par la fatigue, la tête lourde, elle tente d’assimiler la matière d’un examen dont elle a commencé l’étude la veille. Pour Johanne qui a remis à plus tard ce qu’elle aurait dû faire bien avant, le temps fuit, et il fuit vite. «Procrastination: habitude de reporter inutilement à plus tard des tâches ou des activités.» Que l’étudiant qui n’a jamais connu cette situation se lève! Afin d’aider les étudiants aux prises avec cette fâcheuse habitude, Marie-Josée Bourassa, psychologue au Centre d'orientation et de consultation psychologique de l’Université, présentait, le 9 octobre, au pavillon Charles-De Koninck, un atelier sur cette habitude qui, si elle peut causer un soulagement sur le coup, risque toutefois d’avoir des conséquences néfastes non seulement sur le rendement scolaire, mais aussi sur la qualité de vie d’une personne.
  
L’étudiant qui fait de la procrastination a souvent l’illusion qu’il lui sera plus facile de se concentrer le lendemain, mais c’est plutôt faux. Par exemple, pour reculer l’instant de commencer un travail, il va tenter de se convaincre qu’il n’a pas la tête à rédiger, qu’il a besoin de se détendre, qu’il lui reste beaucoup de temps avant son examen, etc. En fait, toutes les raisons sont bonnes pour retarder le moment de plonger dans le travail ou dans l’étude. La solution au problème réside dans l’action, elle-même moteur de motivation et de créativité.

Planifier, alterner, diviser
Les causes de procrastination sont multiples: crainte de ne pas réussir, attitude négative devant ce qui est obligatoire et imposé dans un cours, incertitude quant à sa compréhension de la matière, perfectionnisme exacerbé, du genre «Si je ne fais pas toutes mes lectures de A à Z, cela ne sert à rien d’étudier, je ne serai pas bon», et enfin, l’habitude de la procrastination elle-même. Au secondaire et au collégial, remettre les choses au lendemain a peut-être fonctionné, mais c’est différent pour les études universitaires. On risque vite d’être débordé et de se retrouver dans un cul-de-sac.
   
Première stratégie conseillée et non la moindre: examiner en profondeur les raisons qui nous poussent à repousser le moment de se mettre au travail. Après cet examen de conscience où apparaissent forces et faiblesses, place à une gestion du temps efficace et réaliste. Rien ne sert de tout vouloir faire en même temps, les bonnes résolutions durant en général une semaine. Il faut plutôt planifier son travail, alterner les tâches, diviser son travail par sections, échelonner ses objectifs de manière à pouvoir les atteindre, visualiser la tâche dans son ensemble pour une perception juste des choses, bref, savoir où on va. On a beau faire des listes et des horaires, ils ne servent à rien si on ne les suit pas. L’action étant le meilleur antidote à l’anxiété, il faut se lancer intelligemment dans le travail et se dire qu’on y trouvera une grande satisfaction personnelle, ce qui est déjà beaucoup.

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

Demande d’information

Suivez nous!