Vie universitaire

Copier-coller égale tricher

L’Université entend faire échec au plagiat

Par : Yvon Larose
Depuis le début janvier et jusqu’à la fin décembre 2009, 501 étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’administration (FSA), répartis dans 10 cours de premier ou de deuxième cycle, participent à un projet pilote facultaire centré sur le logiciel Turnitin, un outil de détection du plagiat. «Un seul cas a été détecté avec Turnitin, indique André Gascon, vice-doyen à la formation et aux affaires étudiantes de la FSA. Ce qui semble donc ressortir est que le logiciel a un effet dissuasif important.»

Aujourd’hui, 29 octobre, à l’Université du Québec à Trois-Rivières, André Gascon présentera le projet Turnitin lors d’une rencontre organisée par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) sur le plagiat dans les universités québécoises à l’ère du numérique. «Je reçois six à huit dossiers de plagiat par année depuis les trois dernières années, dit-il. À la Faculté, tous les enseignants sont incités à inclure un avis écrit relatif au plagiat dans leurs plans de cours.»

En 2008-2009, 43 plaintes pour plagiat ont été acheminées au comité de discipline du Bureau du secrétaire général. Trente-neuf cas ont fait l’objet d’une sanction. «Le phénomène du plagiat est plus répandu que nous le laisse croire cette statistique, ici à l’Université Laval, comme partout ailleurs», affirme Serge Talbot, directeur général des programmes de premier cycle. Les étudiants d’aujourd’hui plagient souvent sur Internet par ignorance, ou parce qu’ils ne voient pas la nécessité de citer de l’information qui, à leurs yeux, appartient à tout le monde. Par ailleurs, certains copient des phrases d’une source écrite en oubliant de mettre les guillemets. D’autres n’indiquent pas la source.

Serge Talbot sera présent à la rencontre de Trois-Rivières. Son exposé portera sur le mécanisme de prévention qui se mettra en place graduellement à l’Université, et ce, pour les étudiants des trois cycles. «Nous avons décidé d’adopter une approche davantage axée sur l’éducation à l’éthique, explique-t-il. Nous voulons que chaque plan de cours contienne un avis écrit afin de prévenir le plagiat comme le stipule l’article 152 du Règlement des études. L’avis écrit devra aussi mentionner que l’Université a augmenté la responsabilité de l’étudiant face au plagiat. Avant 2005-2006, l’Université avait la responsabilité de démontrer qu’il y avait eu plagiat. Maintenant, la responsabilité incombe à l’étudiant de faire la preuve qu’il n’a pas plagié.»

Florence Cauchy est inscrite au baccalauréat en administration des affaires. «À Trois-Rivières, dit-elle, j’expliquerai que les étudiants savent qu’ils ne doivent pas plagier sur Internet, sauf qu’ils ne savent pas trop ce que l’on considère comme plagier. D’autre part, il est assez fréquent de voir des étudiants se servir, sans copier intégralement, de travaux pratiques faits dans le passé par d’autres étudiants qui ont suivi le même cours qu’eux.»

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