Vie universitaire

Bons baisers de Chine

Une soixantaine d’étudiants ont effectué cet été un stage d’études dans ce pays en pleine transformation

Par : Renée Larochelle
Du 15 mai au 9 juillet, 67 étudiantes et étudiants provenant de diverses facultés de l’Université ont eu la chance d’effectuer un stage en Chine. Si une partie du groupe (40 personnes) est allée à l’Université Nankai, dans la ville de Tianjin, située à une centaine de kilomètres au nord de Beijing, l’autre partie (27) a fréquenté l’Institut des sciences et de technologie du Hunan, dans le sud du pays. Au programme de ce stage dont la popularité grandit d’année en année depuis sa création en 2006 figuraient notamment des cours de mandarin, d’histoire, de géographie, d’ethnologie, de philosophie, de littérature et de cuisine. Sans compter les nombreuses visites culturelles qui ont fait la joie des étudiants. Grande Muraille, Cité interdite, nous voilà!
   
«Dans le contexte particulier des Jeux olympiques de Pékin, il est certain que l’activité a suscité un vif intérêt cette année chez les étudiants», dit Shenwen Li, professeur au Département d’histoire et responsable de l’activité. «L’objectif du projet est d’initier nos étudiants au chinois oral et écrit et de leur permettre d’approfondir leurs connaissances sur le pays, explique-t-il. Tout au long de leur séjour, ils sont en contact étroit avec la culture chinoise.» Dans le cadre de ce stage a eu lieu un colloque ayant pour thème «Imagination et réalité: la culture et la société chinoises», au cours duquel deux étudiants de Laval, Nicholas Toupin et Dominic Larochelle, ont présenté les résultats de leur recherche portant sur l’adaptation des immigrants chinois à la société québécoise et sur la diffusion des arts martiaux au Québec.

Des différences culturelles
Pour faciliter les échanges, les étudiants québécois étaient jumelés à des étudiants chinois, dont la plupart maîtrisaient bien la langue anglaise. «Nous parlions beaucoup de nos modes de vie respectifs et des différences culturelles», affirme Catherine Faber, une étudiante en sciences du langage qui a eu la chance d’assister au passage de la flamme olympique à Yueyang, où se trouve l’Institut des sciences et de technologie du Hunan. «Par exemple, en Chine, les garçons et les filles ne se tiennent jamais la main dans la rue et on ne voit jamais un homme et une femme s’embrasser en public. Il est aussi très mal vu d’avoir un copain ou une copine quand on est aux études. Même chose pour les bars qui ne sont pas très fréquentés par les étudiants chinois.» Étudiante en affaires publiques et relations internationales, Marylin Brassard parle pour sa part d’un dépaysement complet. «Tout est tellement différent, dit-elle, comme l’écriture, la nourriture et l’hygiène. La Chine est remplie de paradoxes et de choses parfois incompréhensibles pour nous, Occidentaux. C’est ce qui en fait une destination fascinante.»
   
Rappelons qu’une trentaine d’accords-cadres et de protocoles d’entente sont actuellement en vigueur entre l’Université Laval et divers universités et établissements de Chine.

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