Vie universitaire

Blitz péquiste sur le campus

Ciment de la culture, la langue française est la pierre angulaire du pays à venir, estiment les défendeurs du projet de loi sur l’identité québécoise

Par : Renée Larochelle
«Construire un pays, c’est d’abord se donner une langue commune. Et pour le Québec, cette langue est le français. Ce n’est pas parce que cette langue est meilleure qu’une autre, par rapport aux langues des Amériques que sont l’anglais, l’espagnol ou le portugais. Mais c’est cette langue, le français, celle que nos ancêtres ont défendue contre vents et marées pendant 400 ans, qui est la plus importante pour nous en ce moment.»
   
En prononçant ces phrases devant les étudiants qui assistaient à une rencontre organisée par PQ Laval, le 24 octobre au pavillon Charles-De Koninck, le député de Borduas à l’Assemblée nationale, Pierre Curzi, aura soulevé les applaudissements les plus chaleureux chez l’auditoire depuis le début de cette «assemblée de cuisine», ainsi baptisée par les organisateurs qui souhaitaient donner un caractère intime à l’événement. Parlant du «beau rêve fou» qu’est le fait de vouloir se donner un pays, Pierre Curzi a dit espérer trouver parmi les étudiants des «défenseurs opiniâtres» de la langue et de la culture québécoises. Quelques instants auparavant, l’ancien journaliste à Radio-Canada et député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, avait expliqué les points saillants du projet de loi sur l’identité québécoise proposé récemment par la chef du Parti Québécois, Pauline Marois. «Dans ce projet, a souligné Bernard Drainville, le gouvernement péquiste mettrait de l’avant les mesures nécessaires pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants à qui on dirait: “Si vous voulez devenir des citoyens québécois, on aimerait que vous fassiez preuve d’une bonne connaissance de base de la langue française”. Ce n’est pas plus compliqué que cela, a insisté le député. En lui apprenant le français, on aiderait du même coup l’immigrant à se trouver un emploi.»
   
Si la députée de Taschereau Agnès Maltais a rappelé que c’était parce que des gens avaient travaillé avec acharnement à protéger la langue que le Québec parlait aujourd’hui en français, Alexis Wawanoloath, premier député d’origine autochtone à siéger à l’Assemblée nationale, a redit l’importance de ne rien considérer pour acquis quand il est question de la sauvegarde d’une langue. «Je suis le fruit de deux nations: la québécoise, de par mon père et l’abénaquis, de par ma mère, a expliqué le jeune député d’Abitibi-Est. Je parle en français aujourd’hui, mais la langue de ma mère a presque disparu. En fait, il n’y a encore que cinq ou six personnes qui parlent encore l’abénaquis au Québec. Je vois donc le danger. Je vois les immigrants qui arrivent. Ils doivent apprendre le français, notre langue. Car la langue, c’est le ciment de notre culture.»
 
        

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