Vie universitaire

Bilan de l'École internationale d'été de langues

Par : Yvon Larose
Cet été, 3 244 étudiants se sont inscrits à la vingt-troisième édition de l’École internationale d’été de langues. Ce chiffre représente une baisse de 419 inscriptions par rapport à l’été 2006, l’École ayant enregistré un record de 3 663 étudiants. Selon Silvia Faitelson-Weiser, la directrice de l’École de langues, un certain nombre de raisons peuvent expliquer cette diminution. «On a tous entendu parler de la baisse démographique dans la région de Québec, dit-elle. Il y a aussi la grève de l’hiver dernier des chargés de cours de l’Université qui a probablement découragé certains étudiants de la région de s’inscrire. Chez les étudiants de l’extérieur, la baisse est surtout notable au Canada anglais chez les boursiers du programme Explore. D’après le responsable du programme, comme il y a beaucoup d’emplois actuellement, les étudiants préfèrent travailler l’été. On constate la même tendance en espagnol.»

Fait à souligner: les cours accélérés de chinois et de japonais, qui avaient attiré 25 étudiants chacun en 2006, n’ont pas été donnés cet été. «On peut peut-être se questionner à savoir si les cours intensifs sont une formule qui répond comme avant aux besoins des étudiants», indique Silvia Faitelson-Weiser. De la mi-mai à la mi-août, l’École d’été a offert des cours d’allemand, d’anglais, d’espagnol, de français langue étrangère, de français langue maternelle, d’italien et de russe. Formations intensives et régulières confondues, c’est l’anglais, avec 1 163 inscriptions, qui venait en tête de liste des langues étudiées cet été à Laval. Suivait de près le français langue étrangère avec 966 étudiants. L’espagnol était troisième avec 510 inscriptions. «Nous avons atteint notre vitesse de croisière avec l’anglais et la popularité de cette langue va se maintenir, souligne la directrice de l’École de langues. Mais la popularité du programme de français langue étrangère, dont plus de la moitié des étudiants sont du Canada anglais et le tiers des États-Unis, est en baisse.»

Silvia Faitelson-Weiser trouve «particulièrement inquiétant» le fait que l’École de langues perde annuellement une cinquantaine d’étudiants dans ce programme. «La tendance à la baisse que l’on voyait avant se trouve, je pense, accélérée par le fait que maintenant les étudiants étrangers ne peuvent plus bénéficier de l’exemption du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport qui permettait de payer les mêmes frais de scolarité que les Québécois, explique-t-elle. Donc un étudiant étranger qui vient étudier le français langue étrangère, et qui ne le fait pas dans le cadre d’un programme menant à un bac, une maîtrise ou un doctorat, paye cinq fois les frais qu’il payait avant. Cela dit, nous travaillons actuellement de façon très intense avec la direction de la Faculté des lettres et le Vice-rectorat aux études et aux activités internationales pour trouver des solutions qui fassent moins sentir la hausse des frais.»

Des cours à distance
Cet automne, l’École de langues offre pour la première fois un cours de français à distance destiné aux étudiants qui ont fait leur scolarité partiellement en français, et qui ont des problèmes particuliers à l’écriture. Un cours à distance en anglais, pour les étudiants inscrits aux programmes d’informatique, est en préparation, de même que des cours à distance en français langue étrangère pour les étudiants étrangers désireux d’étudier à Laval et qui souhaiteraient commencer par apprendre le français chez eux. «Nous travaillons beaucoup les cours à distance», indique Silvia Faitelson-Weiser. L’hiver prochain, l’École offrira notamment un cours à distance, pour le programme de français langue étrangère, sur les sociétés francophones d’Amérique du Nord.

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