Vie universitaire

Bénévole à Rio!

Léandre Gagné Lemieux, chargé d’enseignement, a vécu une expérience unique aux Jeux olympiques

Par : Yvon Larose
Léandre Gagné Lemieux (à droite) en compagnie de membres de l’équipe de mission canadienne devant les anneaux olympiques à Barra, un quartier de Rio.
Léandre Gagné Lemieux (à droite) en compagnie de membres de l’équipe de mission canadienne devant les anneaux olympiques à Barra, un quartier de Rio.
Dans la vie de tous les jours, Léandre Gagné Lemieux porte plusieurs chapeaux. Il est notamment chargé d’enseignement au Département de kinésiologie et préparateur physique auprès des équipes nationales canadiennes de ski acrobatique et de surf des neiges. Cet été, pendant quatre semaines, il a ajouté une corde de plus à son arc en travaillant comme bénévole auprès de la délégation canadienne aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, au Brésil.

«Je faisais partie d’une équipe de six personnes responsables de l’encadrement des athlètes canadiens et de leurs accompagnateurs, explique-t-il. Nous étions installés au Centre de performance du Canada. Athlètes et accompagnateurs passaient au Centre à leur arrivée. En tout, nous avons été au service de 850 personnes. Nous étions dans un autre monde complètement. Certains jours, nous avons travaillé jusqu’à 20 heures.»

Le Comité olympique canadien a approché Léandre Gagné Lemieux parce qu’il a l’habitude de travailler dans le milieu sportif et de côtoyer des athlètes de haut niveau. Les autres membres de l’équipe d’encadrement avaient un profil semblable.

«Nous avons surtout informé les gens sur les volets accueil, sécurité, logistique et transport, indique-t-il. Il fallait répondre aux besoins primaires. Nous devions aussi être capables de répondre à des besoins de dernière minute. Par exemple, savoir où entreposer de l’équipement. Ou offrir un lieu d’hébergement pour le personnel d’encadrement non accrédité, qui ne peut résider au Village olympique.»

Certains athlètes canadiens sont arrivés à Rio trois semaines avant leur compétition. D’autres l’ont fait deux jours avant leur entrée en scène. Entre sept et huit personnes accompagnaient chacune des équipes sportives. Jusqu’à trois personnes, dont l’entraîneur et un thérapeute, accompagnaient l’athlète en sport individuel.

Selon Léandre Gagné Lemieux, les athlètes, en général, avaient très peu de connaissances sur le Village olympique et sur la ville. «Ils vont connaître les conditions météorologiques dans lesquelles ils vont performer, dit-il, mais ils ne savent pas comment fonctionne le Village olympique, ni à quels services ils ont accès.»

Les membres de la délégation canadienne ont posé beaucoup de questions par rapport à la sécurité. «Certains voulaient savoir s’il était prudent de se promener en ville avec des vêtements identifiés au Canada, rappelle-t-il. Nous les avons aussi informés d’une application par laquelle les athlètes pouvaient être joints en tout temps sur leur téléphone mobile.»

Selon lui, il faut un certain doigté lorsqu’on échange avec un sportif de haut niveau la veille de sa compétition. «Il y a des sujets qu’on n’aborde pas, soutient-il. On sait quoi dire et ne pas dire.» Il ajoute qu’il ne faut pas tenter de jouer au psychologue sportif. «Essayer d’entrer dans la bulle de l’athlète n’est pas une bonne idée, dit-il. Il faut seulement bavarder. “Comment te sens-tu ?” “Comment s’est déroulé ton vol?” » On n’aborde pas non plus la préparation de l’athlète avant sa compétition. On va plutôt parler de la météo et d’expériences antérieures qu’il a eues. «S’ils veulent vraiment discuter, ils ont des coéquipiers avec qui le faire, ajoute-t-il. De toute manière, ils n’ont pas le goût de jaser tous les jours. La plupart sont dans leur bulle lorsqu’on les rencontre. Il faut respecter ça.»

Léandre Gagné Lemieux est arrivé à Rio dès le 23 juillet, soit deux semaines avant le début des Jeux. Il était logé et nourri et son transport était fourni. «On vivait l’expérience olympique au maximum, affirme-t-il. Participer aux Jeux est le summum. Je ne m’attendais pas à y participer si tôt dans ma carrière. J’ai maintenant l’objectif de prendre part aux Jeux d’hiver dans deux ans.»

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