Vie universitaire

Aristote au 21e siècle

Les rencontres «Les portes de la philo» veulent démontrer qu’une formation en philosophie constitue une plus-value dans une carrière

Par : Yvon Larose
Une formation en philosophie représente un atout sur le marché du travail. Les employeurs ont besoin de gens qui savent réfléchir et regarder les questions complexes de différents points de vue. En plus de développer la pensée, cette discipline rend capable de considérer les questions essentielles. Voilà le message qu’a livré Julie Gagné, coordonnatrice à l’enseignement à l’Institut québécois des hautes études internationales, le mercredi 4 février au pavillon Félix-Antoine-Savard. Elle s’est adressée à une vingtaine d’étudiantes et d’étudiants réunis à l’occasion de la première rencontre de la série «Les portes de la philo». Le thème de son exposé était: «Une formation qui ouvre sur l’universel». Julie Gagné a travaillé quelques années au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Selon elle, sa lecture d’Emmanuel Kant lui a fourni les outils qui lui ont permis de garder une sorte de distance critique face à son travail avec les réfugiés.

La série «Les portes de la philo» a été mise sur pied par le professeur Victor Thibaudeau, de la Faculté de philosophie. Elle comprend sept rencontres au total et se poursuit jusqu’au 25 mars. Les invités sont tous des diplômés d’un programme de philo de l’Université. Selon le professeur Thibaudeau, l’étude de la philosophie donne la capacité de lire des textes complexes, d’aller vite au fond des choses, de faire des synthèses et de rédiger des textes élaborés. «Une telle formation, dit-il, ouvre à toutes sortes d’emplois, tout en constituant une plus-value dans une carrière.»
 
Les étudiants en philosophie aiment, par définition, regarder les choses de différents points de vue. «Ils sont confrontés à diverses façons de regarder la réalité, explique Victor Thibaudeau, que ce soit à la manière d’Aristote, de Kant, de Descartes ou de Hegel. À chaque fois, l’étudiant se refait une vision du monde. Il développe également une capacité au dialogue, au sens de comprendre le fondement du point de vue de son interlocuteur.»

Selon le professeur Thibaudeau, exception faite de l’enseignement, on ne voit jamais d’offres d’emplois exigeant une formation en philosophie. «Au moins la moitié des diplômés en philo travaillent dans un domaine autre que l’enseignement, indique-t-il. Pourquoi, alors, prendre trois années de sa vie pour étudier des auteurs à la pensée complexe? Pour se faire plaisir. Pour réfléchir aux choses fondamentales, aux questions incontournables.»

La prochaine rencontre aura lieu le mercredi 18 février à compter de 11 h 30 au local 140Z du pavillon Félix-Antoine-Savard. L’invité sera Éric Francoeur, coordonnateur du développement institutionnel au Cégep Saint-Laurent. Le titre de son exposé: «Une carrière para pédagogique».

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