Vie universitaire

Appel à la mobilisation

Les grands axes du discours de la rentrée : entrevue avec le recteur Denis Brière

Par : Yvon Larose
Denis Brière: «Le développement durable de notre institution guide mon action».
Denis Brière: «Le développement durable de notre institution guide mon action».
Vous mentionnez, en début de discours, les enjeux majeurs auxquels l’Université est confrontée, comme sa dette accumulée, son recul en matière de financement de la recherche et la concurrence entre les universités. Comment comptez-vous approcher ces problématiques?

Durant l’été, mon équipe et moi avons examiné le plan d’action que j’avais présenté lors de la course au rectorat. Nous avons aussi apporté beaucoup d’attention au rapport final de la Commission d’examen des processus de gestion à l’Université Laval. À partir de là, nous allons proposer, dans les prochaines semaines, un plan à la communauté universitaire qui aura pour but ultime de mobiliser l’ensemble des membres pour faire face à ces importants défis.

Quelle sera votre première priorité?

Le recrutement étudiant. En 2006-2007, nous avons connu une décroissance de 0,55 % des effectifs étudiants équivalents temps plein. Cela représente 2 millions de dollars de moins dans notre budget de fonctionnement. L’effet est dramatique. Une vaste mobilisation s’impose. Il faut notamment que chacun des membres de la communauté universitaire ait en tête l’objectif d’attirer de nouveaux étudiants à Laval en vantant les mérites de l’Université. En ce sens, il faut faire valoir davantage l’Université. Nous avons l’intention de commander une étude économique indépendante pour démontrer les retombées de l’Université dans la région et sur le Québec en général.

Vous annoncez vouloir intensifier énergiquement l’internationalisation des activités. Comment vous y prendrez-vous?

Entre autres par la mise en place d’un fonds institutionnel aux initiatives internationales dans le cadre du recrutement et de l’internationalisation de la formation. Ce fonds sera doté d’un budget de 1,5 million de dollars sur trois ans. Pour son financement, je vise les fondations, l’entreprise privée et les gouvernements. Une partie du budget ira à des bourses spécifiquement pour les étudiants étrangers.

Quel est votre objectif concernant les étudiants étrangers?

Ces étudiants sont actuellement près de 3 000. Je pense que l’on doit augmenter leur nombre entre 5 et 10 % par an. Je pense que c’est faisable.

Entre 2003 et 2005, l’Université a vu ses fonds de recherche baisser de 56,5 millions de dollars. Que comptez-vous faire à ce chapitre?

Il faut absolument donner un second souffle à la recherche. Edwin Bourget, le nouveau vice-recteur à la recherche et à la création, a commencé à rencontrer les doyens et les directeurs de centres de recherche pour bien cerner le genre de stratégie que nous allons développer pour augmenter nos revenus en recherche. On voit les grands axes de développement que les organismes subventionnaires favorisent. On peut s’aligner vers ça. La recherche s’effectuant de plus en plus à l’interface entre les disciplines, nous voulons intensifier les possibilités de collaborations interdisciplinaires afin d’apporter des solutions précises aux besoins de la société.

Votre discours fait mention d’un plan de résorption du déficit et de redressement des finances. Où en sont les choses?

Un premier chantier, piloté par des membres de la communauté universitaire, est déjà en marche. Il s’attaque aux gains d’efficacité que nous pouvons faire dans nos processus de gestion. Pour nous, une meilleure efficacité ne passe pas par une série de compressions budgétaires, mais plutôt par une meilleure gestion des dépenses. Un second chantier, composé principalement de personnes externes à l’Université, explorera de nouveaux modes de financement. D’ailleurs, le professeur Jacques Racine, de la Faculté de théologie et de sciences religieuses, qui donne un cours sur l’éthique, a accepté de présider un groupe de travail qui définira une politique sur les relations que doit avoir l’Université avec le secteur privé. Ce dossier est extrêmement important pour nous. Autant pour clarifier la situation que pour empêcher de rejeter des projets parce que le secteur privé y est associé. Si des projets respectent nos valeurs institutionnelles, on ne devrait pas avoir peur de perdre notre identité en acceptant des fonds privés.

Vous comptez mettre en place un «tableau de bord». De quoi s’agit-il?

Cet outil de gestion permet de rendre compte annuellement, et de manière transparente et crédible, des résultats obtenus relativement à des cibles et à des indicateurs de performance. Ces cibles et indicateurs que l’on se sera fixés collectivement couvriront l’ensemble des activités sur le campus: gestion, qualité de l’enseignement, performance en recherche, efforts d’internationalisation et de recrutement, qualité des services offerts, etc. J’y tiens beaucoup.

Dans le dossier de la participation de l’Université aux fêtes du 400e anniversaire de Québec, vous annoncez qu’un comité de coordination présidé par Jean-Marie De Koninck, professeur au Département de mathématiques et de statistique, vient d’être créé. Quel est son mandat?

Nous recevons beaucoup de propositions de projets de la communauté universitaire, ce qui m’a amené à créer ce comité. En raison des liens qu’il a développés avec la région, Jean-Marie De Koninck était le candidat idéal pour diriger ce comité. Sa notoriété donnera une grande crédibilité aux projets. Notre philosophie consistera à nous intégrer à des projets conjoints avec la région. En outre, au moins une demi-douzaine de doctorats honorifiques seront décernés en 2008, dans le cadre du 400e, à des personnalités régionales, nationales et internationales.

Le texte intégral du discours de la rentrée peut être consulté à l’adresse suivante: www.rec.ulaval.ca/rectorat/Discoursdurecteur/indexdiscoursrectorat.html

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