Vie universitaire

Aires de renouveau

Il y a plus de 40 ans, l’ouverture sur le campus d’installations sportives intérieures hors du commun déclenchait déjà l’enthousiasme. Un coup d’œil dans le rétroviseur avec le premier directeur du PEPS Gaston Marcotte.

Par : Pascale Guéricolas
Vue en plongée sur la nouvelle piscine de taille olympique.
Vue en plongée sur la nouvelle piscine de taille olympique.
«Incroyable, impensable, fantastique, gigantesque, extraordinaire», voilà les qualificatifs dithyrambiques avec lesquels le Journal du Québec salue l’ouverture du PEPS flambant neuf…  le 22 janvier 1971! Dès son inauguration, cette structure, rassemblant sous un même toit un stade couvert d’athlétisme, une piscine de taille olympique détonne dans un Québec plutôt en retard en matière d’équipements sportifs, que ce soit à l’université ou ailleurs. Ce qui fait écrire au chroniqueur sportif du quotidien voici plus de 40 ans qu’il y a «très peu de choses comparables au pavillon de l'Éducation physique et des sports de Laval en Amérique du Nord». Un pavillon dont on doit notamment la construction à l’obstination des professeurs du Département d’éducation physique, dirigé par Louise Dumais.

Voilà pour les fleurs. Gaston Marcotte, professeur retraité du Département d’éducation physique et premier directeur du PEPS se souvient aussi du pot. «À Québec, beaucoup de gens prédisaient que cette structure serait un éléphant blanc, que c’était beaucoup trop gros pour la ville», rappelle l’octogénaire qui utilise encore quotidiennement les installations. Ancien joueur de hockey des ligues majeures et diplômé de l’Université de l’Illinois, le tout nouveau directeur voit grand quand il arrive en fonction. Dès le départ, il s’entoure d’une équipe de choc, Jean Lemieux aux équipements sportifs, et comme adjoint Paul Geoffrion, qui a tenu à bout de bras pendant des années les activités sportives à l’Université Laval, sans aucune installation intérieure. Leur but, participer à l’entrée du Québec sportif dans la modernité, rien de moins.

Si l’État prend de plus en plus sa place dans des domaines comme l’éducation ou la santé, les sports restent en effet encore très peu organisés à cette époque. Gaston Marcotte et ses collègues veulent accomplir aussi la Révolution tranquille sur les terrains sportifs, encore très dépendants des organisations paroissiales. Le PEPS contribue donc à former une élite qui dispose enfin d’installations dignes de ce nom pour s’entraîner et se former afin de devenir les futurs professeurs d'éducation physiques. Le lieu permet aussi de tenir des compétitions nationales et internationales.

«J’ai toujours fait confiance aux gens avec lesquels je travaillais, car le sport favorise la débrouillardise, l’action, et pousse à résoudre de nombreux problèmes de logistique, confie cet humaniste dans l’âme. Pour moi, c’était primordial aussi d’accueillir au PEPS le peuple québécois, car c’est lui qui a payé cette infrastructure avec ses impôts.» Le tout nouveau directeur en 1971 en fait d’ailleurs une exigence auprès du recteur, ouvrir les portes dès les débuts aux clubs civils pour favoriser leur développement. Les premiers usagers non membres de la communauté universitaire entreront eux par la grande porte en 1980. Un an plus tard, le 250 000e membre signe son formulaire d'inscription.

Depuis plus de quatre décennies, les différents publics du PEPS cohabitent en harmonie. Les étudiants athlètes y côtoient ceux qui vont travailler dans le sport ainsi que les étudiants et le personnel qui disposent d’un lieu privilégié pour se garder en forme et, enfin, la population de la région de Québec. Une exigence guide le premier directeur: garder en tête la finalité des actions. Cet ancien joueur de hockey n’hésite pas à saborder le club Rouge et Or masculin de cette discipline, au début des années 1980, parce qu'il ne répond pas aux besoins des étudiants. L'Université ne dispose pas d'une aréna intérieure à cette époque. De plus, ce sport est organisé en général par des clubs civils plutôt que par des établissements d'enseignement, ce qui rend difficile la formation d'une relève universitaire de talent.

Avec le recul, Gaston Marcotte apprécie que l’Université Laval ait laissé les mains libres aux différents administrateurs du PEPS pour permettre à ce vaisseau amiral de tracer sa route. Un sourire en coin, il fait remarquer que certains sports – comme la levée de poids et la boxe autrefois, ou le football aujourd’hui – offrent à ce lieu une visibilité médiatique hors du commun. Admiratif devant les nouvelles installations qu’il découvre à peine, l’octogénaire n’a qu’un souhait: que les dirigeants de ces installations hors du commun gardent en tête qu’ils oeuvrent avant tout pour le bien commun.


À propos du nouveau PEPS, ils et elles ont dit:


Christelle Leblanc, étudiante en 2e année du baccalauréat en ergothérapie, ex-membre du club de plongeon du Rouge et Or

«J’aime beaucoup faire de l’elliptique dans la nouvelle salle d’entraînement. C’est plus aéré que dans le sous-sol, l’ancienne salle, et l’on peut voir dehors. Il y a beaucoup d’appareils de disponibles, je peux faire mon entraînement pendant une trentaine de minutes, tranquille dans ma bulle. Contrairement à avant, je n’ai plus besoin de réserver. Cela va certainement me motiver à venir très régulièrement.»

Miguel Levasseur, coordonnateur aux opérations de sécurité de l’Université Laval, membre de la Ligue des employés en volley-ball

«Cela fait presque 20 ans que je suis membre, car j’ai commencé à fréquenter le PEPS comme étudiant. Je n’ai pas encore utilisé les gymnases intérieurs parce que nous finissons notre saison de volley-ball de plage à l’extérieur. Par contre, j’apprécie beaucoup les nouveaux vestiaires. Il y a beaucoup d’espace dans les zones communes comme les douches, les séchoirs. J’ai pu aussi tester la salle de réunion, très vitrée, qui donne sur les deux piscines et la pataugeoire. C’est vraiment de toute beauté. Le grand hall est magnifique aussi avec ses poutres en bois.»

Tommy Bélisle, étudiant en kinésiologie, joueur étoile de l’équipe volley-ball du Rouge et Or

«La nouvelle salle d’entraînement du Rouge et Or est vraiment beaucoup plus vaste que celle qui se trouvait dans le troisième sous-sol. Lorsque toute l’équipe de football arrive, il reste encore de la place. En plus, ils ont ajouté des machines et des accessoires qui facilitent certains exercices. Autre innovation agréable, un système de détection de l’empreinte de la main permet d’entrer dans la salle, plus besoin de traîner sa carte avec soi. Je suis content que l’Université Laval ait investi dans de si beaux locaux, car les anciennes installations ne permettaient pas de voir que l'on était dans une université prestigieuse. Les autres équipes vont être jalouses quand on va les accueillir pour des compétitions!»

Lise Dubé, membre personnel, directrice au développement de la Faculté des sciences et de génie

«C’est le bonheur! Le premier lundi, j’avais hâte de venir travailler pour tester les nouvelles installations. J’adore l’espace, la luminosité, les grandes fenêtres de la nouvelle salle d’entraînement. Lorsque les couleurs vont changer, on va pouvoir le voir tout en s’entraînant. Et du deuxième étage où se trouvent les appareils pour la musculation, on peut regarder les montagnes. En plus, avant, il fallait réserver les tapis roulants et les vélos, mais avec l’ajout de nouveaux appareils, on peut arriver quand on veut. C’est vraiment une chance d’avoir accès à de tels équipements sur notre lieu de travail.»

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