Vie universitaire

Adaptation 101

Comme étudiant, il faut se donner le temps d’apprivoiser son nouveau milieu 

Par : Renée Larochelle
Annie a 20 ans et vient tout juste de commencer son baccalauréat en sciences de l’administration. Pour elle comme pour des milliers d’autres étudiants, la rentrée scolaire de septembre a constitué un moment fort dans sa vie. Elle se revoit encore entrer dans son pavillon pour la première fois, toute fière, puis pénétrer dans sa classe pour y suivre son tout premier cours. Seulement voilà: depuis quelques jours, rien ne va plus. L’excitation du début s’est muée en anxiété. Elle a du mal à gérer son horaire, le travail s’accumule sur son bureau et elle se sent surtout très seule sur cet immense campus, au milieu de tous ces gars et ces filles pour qui tout semble aller comme sur des roulettes. Que faire?

«Il y a un temps d’adaptation à l’Université qui est tout à fait normal, dit Laurette Maurice, conseillère d’orientation et psychologue au Centre d’aide aux étudiants. Certains étudiants vont être stimulés par la nouveauté tandis que d’autres vont avoir tendance à s’isoler. Sur bien des plans et pour plusieurs, il faut s’habituer à vivre différemment: par exemple, certains ont quitté leur milieu familial et vivent pour la première fois seuls en appartement, ce qui constitue un grand changement. Pour mettre toutes les chances de leur côté, je conseille aux étudiants de se donner le temps d’apprivoiser leur nouveau milieu, en somme, de respecter leur rythme. Les choses reviennent généralement à la normale au bout de quelques semaines.»
 
La lumière au bout du tunnel
Comme la vie universitaire est parfois contraignante, la vigilance est de mise au moindre signe de découragement ou de défaillance. On se sent débordé, on ne comprend pas la matière? Une brève rencontre avec le professeur et quelques explications peuvent faire toute la différence entre l’échec à un cours ou sa réussite. On se sent seul dans son coin et dépassé par les événements dans la grande cité universitaire? Pour contrer l’isolement et aller de l’avant, rien de mieux que de s’intégrer à un groupe ou à une association étudiante. Parfois, cela peut être aussi simple que de se mêler aux autres au moment de la pause, en classe. Une chose est certaine: si étudier constitue une responsabilité qu'on doit prendre au sérieux, une bonne santé mentale et physique est nécessaire à la bonne marche de ses études. Dans cet esprit, il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel si on sent que la machine ne tourne pas rond ou qu’on ne voit pas la lumière au bout du tunnel. «C'est un acte qui coûte parfois, mais qui rapporte toujours», précise Laurette Maurice.

La connaissance de son horloge biologique est également cruciale. L'horloge biologique variant d'une personne à l'autre, il importe également de bien connaître son rythme et de le respecter. En d'autres termes, rien ne sert de s'évertuer à emmagasiner des connaissances au lever du jour si on se sait à son meilleur vers 10 h le soir. Il faut aussi profiter du temps qu’on a devant soi. Par exemple, si vous trouvez qu’il ne vaut pas la peine de vous installer pour étudier durant la petite heure dont vous disposez en fin d’après-midi, il serait peut-être temps de réviser vos habitudes. Cette heure vous appartient et tout le monde vous dira que l’utilisation des heures creuses peut faire de petits miracles dans une vie d’étudiant, surtout quand on a un emploi en plus de ses études. On peut également être tenté de mettre de côté l’exercice physique, à cause du manque de temps. Là encore, il s’agit de bien planifier son horaire en faisant de la pause du midi un moment où on prend soin de soi en marchant d’un bon pas sur le campus ou en allant nager au PEPS, par exemple. Tout demeure une question d’organisation et d’attitude.

Les collègues de demain
«Dans tous les cas, on doit se demander ce qui est le plus important dans sa vie, souligne Laurette Maurice. Aller toujours plus vite ou réussir son projet d’études? On parle également peu de l’importance de développer son identité professionnelle. Pourtant, chaque étudiant est un professionnel en devenir. Il n’y a pas que les résultats scolaires qui comptent. On doit créer des liens et prendre le temps d’approfondir les choses. Il faut toujours garder à l’esprit que les collègues de classe d’aujourd’hui sont les collègues de travail de demain.»

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