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Une maquette de grande valeur est de retour dans le hall Émile-Nelligan de la Faculté des lettres

La maquette de l'Acropole symbolise le rôle essentiel des humanités dans la tradition universitaire.
La maquette de l'Acropole symbolise le rôle essentiel des humanités dans la tradition universitaire.
L’Institut d’études anciennes (IEA) a profité de la tenue du Congrès annuel de la Société canadienne des études classiques sur le campus pour souligner le nouvel emplacement de ses locaux. Cette inauguration a été marquée par le retour de la maquette de l’Acropole d’Athènes au troisième étage du pavillon Charles-De Koninck. Cette maquette a une longue histoire à la Faculté des lettres, puisqu’elle avait été réalisée pour l’Université au début des années 1970 afin d’offrir un support pédagogique aux cours d’archéologie classique. Elle a ensuite été déplacée au Centre muséographique, puis entreposée dans les Collections de l'Université à la fermeture de celui-ci à la fin des années 1990. Après quelques années d'oubli, elle revient dans le hall Émile-Nelligan. Réalisée par les architectes Gorham Philipps Steven et Jean Travlos de l’American School of Classical Studies d’Athènes, cette maquette représente bien le caractère unique, mais aussi toute la complexité d’un site, dans son état du 4e siècle et elle ne cesse de fasciner. «Il existe très peu de maquettes de l'Acropole de cette qualité dans le monde, souligne Thierry Belleguic, doyen de la Faculté des lettres. Des jumelles de celles-ci sont conservées l'une au Royal Ontario Museum à Toronto, et l'autre au Smithsonian Institute à Washington. Outre sa valeur historique, elle fait partie de notre patrimoine universitaire. Elle symbolise à mes yeux le rôle essentiel des humanités dans la réalisation de notre mission facultaire.»

Des trésors cachés, il en existe par milliers aux Collections de l’Université, dans les sous-sols du pavillon Louis-Jacques-Casault. Gardienne des lieux, Gisèle Deschênes Wagner, chargée de conservation et de restauration, rappelle que chaque maquette qui se trouve aux Collections représente une tranche de l’histoire, tout en demeurant un outil pédagogique très apprécié des étudiants qui ont à travailler sur des éléments esthétiques d’une grande finesse et d’une grande pureté. À la faveur de son emménagement au pavillon De Koninck, l’IEA a par ailleurs récemment accueilli plusieurs des moulages appartenant aux Collections, dont une moulure représentant l’une des têtes de cheval du char de Séléné. Ce fragment fait partie de la reconstitution du fronton est du Parthénon. Comme une grande partie des sculptures du Parthénon, l'original est conservé au British Museum, à Londres. «L'utilisation des moulages d'œuvres anciennes à des fins didactiques, populaire au 19e siècle, était tombée en désuétude, rappelle Patrick Baker, directeur de l'IEA. Mais un peu partout en Europe et en Amérique, on s'intéresse de nouveau à ces objets de collection uniques. Incluant la maquette, on peut admirer dans les nouveaux locaux de l’Institut une dizaine de ces moulages. Nous sommes fiers de pouvoir faire profiter nos étudiants et la communauté universitaire de ces objets.»

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