Sports

Nager, rouler et courir

Le triathlète Alexis Lepage aspire aux grands honneurs avec des résultats sportifs à la hauteur de ses ambitions

Par : Yvon Larose
Alexis Lepage, dans la zone de transition, entre vélo et course à pied, d’une compétition de la World Triathlon Series, en juin 2016, à Leeds, au Royaume-Uni.
Alexis Lepage, dans la zone de transition, entre vélo et course à pied, d’une compétition de la World Triathlon Series, en juin 2016, à Leeds, au Royaume-Uni.
Richmond, États-Unis. Le 7 mai, un étudiant de l'Université Laval inscrit au baccalauréat en administration des affaires sera au départ d'une compétition de la Fédération internationale de triathlon. «Chaque année, je participe à une quinzaine de compétitions internationales, explique le triathlète Alexis Lepage. Après Richmond, j'en ferai une à Madrid à la fin mai.»

Au début avril, Alexis Lepage a reçu une bourse de soutien à la réussite scolaire et sportive, d'un montant de 4 000$, du Programme de bourses Cascades – Fondation de l'athlète d'excellence du Québec. Quelques jours plus tard, le 9 avril, il était de retour à la compétition, encore une fois bien loin de chez lui, aux Bermudes. Cette coupe continentale format sprint comprenait 750 mètres de natation, 20 kilomètres de vélo et 5 kilomètres de course. Elle se déroulait en plein centre-ville, sur un parcours technique et montagneux.

«Une fois le départ donné, raconte l'étudiant-athlète dans son rapport de course, j'ai tout de suite su que la journée allait être difficile. Les sensations dans l'eau n'étaient pas très bonnes et la fatigue musculaire était bien présente. J'ai souffert pour rester dans le premier peloton de vélo. Une fois rendu à la course à pied, ayant encore les jambes lourdes, j'ai décidé de partir un peu plus lentement afin d'essayer d'être en mesure de finir fort et de sauver les meubles. Ce n'est qu'après trois kilomètres que les jambes ont commencé à bien tourner. J'ai donc augmenté le rythme à ce moment...»

En bout de ligne, la détermination affichée par Alexis Lepage a été profitable, le triathlète obtenant la troisième position de la compétition. Selon lui, il y a parfois des moments où les sensations sont terribles, où l'on se sent vide, sans énergie. «Il faut continuer d'avancer, écrit-il dans son rapport de course, demeurer optimiste et donner son 100%, peu importe le résultat final. Aujourd'hui, je suis très content d'avoir persévéré.»

Ces résumés post-compétition ne servent pas qu'à alimenter le blogue de l'étudiant sur son site alexislepage.com. Ils lui servent aussi pour ses compétitions à venir. «Mes rapports mettent le doigt sur les aspects positifs de mes performances, ainsi que sur les moins bons aspects, indique-t-il. Tout athlète traverse des périodes où il a un peu moins confiance en ses capacités. Mes résumés m'aident à faire du renforcement positif quand je suis un peu stressé, ou, par exemple, lorsque je n'atteins pas mes temps habituels deux semaines avant une compétition.»

Trois sports en un, c'est là la principale caractéristique du triathlon. Les trois épreuves d'endurance, enchaînées les unes après les autres, consistent en 1 500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course à pied. Les 200 premiers mètres de l'épreuve de natation, Alexis Lepage les compare à une guerre. «Nous sommes tous côte à côte au départ, explique-t-il. Tout le monde se bouscule un peu pour arriver premier à la bouée, la contourner et prendre de la vitesse.» Ce qui lui plaît particulièrement dans l'épreuve de vélo, c'est la gestion de la course, la stratégie qui lui permettra d'aller le plus vite possible. «Pour la course à pied, soutient-il, il s'agit de donner tout ce qui nous reste d'énergie, s'il reste quelque chose.»

Depuis l'âge de six ans, Alexis Lepage est habité par un rêve: prendre part aux Jeux olympiques. Tout a commencé lorsqu'il a vu l'Ontarien Simon Whitfield remporter l'or au triathlon aux Jeux de Sydney, en Australie, en l'an 2000. Dès ce moment, l'idée de se rendre aux Jeux s'est incrustée dans son esprit. Plusieurs années plus tard, le hasard a voulu que cet adepte de ski de fond troque ses skis pour le sport combinant natation, vélo et course à pied. Il déclarera que le triathlon lui convient à merveille, lui qui ne voulait pas axer ses efforts uniquement sur la course à pied et dont les performances en vélo de montagne le laissaient sur sa faim. Le triathlon, dira-t-il, est tout le contraire de la monotonie… Et son sport préféré? «Je suis un bon nageur, répond-il. Mais le vélo est ce que je préfère. J'adore la vitesse ainsi que l'adrénaline qu'apporte le fait de rouler en groupe à haute intensité.»

Âgé de 22 ans, cet athlète longiligne de 1,93 mètre et 72,5 kilos a décroché le titre de champion canadien junior de triathlon en 2013. «La marque personnelle dont je suis le plus fier, souligne-t-il, est ma septième place aux Championnats du monde de triathlon chez les moins de 23 ans en 2014.» À Rotterdam, en septembre prochain, auront à nouveau lieu ces championnats pour les moins de 23 ans. Alexis Lepage y sera. «Mes chances sont bonnes de monter sur le podium, affirme-t-il. J'ai participé trois fois à ces championnats et j'ai terminé deux fois parmi les huit premiers, tout en étant parmi les plus jeunes.»




itu-coupe-continentale-pan-am-sarasota-usa-mars-2017-aucun-credit

Alexis Lepage, en tête de peloton lors des Championnats panaméricains de triathlon qui se déroulaient à Sarasota, en Floride, en mars 2017.

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

Demande d’information

Suivez nous!