Sports

Moins sportifs, mais pas moins actifs

Une enquête de Statistique Canada révèle une chute de la pratique d’activités sportives chez les Canadiens qui, en revanche, font de plus en plus d’activités physiques

Par : Véronique Laberge
Au début du mois de mars, Statistique Canada a présenté son Enquête sociale générale sur les habitudes de participations sportives des Canadiens. Le rapport révèle notamment que seulement 3 Canadiens sur 10, âgés de 15 ans et plus, s’adonnaient à au moins un sport en 2005. Cette donnée laisse percevoir un recul assez important comparativement aux années précédentes. En 1998, c’est près de 34 % de la population qui pratiquait au moins un sport, alors qu’en 1992 on évaluait à 45 % le taux de la pratique sportive chez les Canadiens.

Une nuance doit être apportée. Par activités sportives, Statistique Canada inclut seulement les activités d’équipe ou organisées, comme le hockey, le ski alpin, le basketball ou le volleyball. Plus précisément, Statistique Canada définit les activités sportives comme des pratiques «impliquant deux participants ou plus dans le but de se livrer compétition, dans un cadre assorti de règles et de méthodes officielles». Les autres activités physiques comme l’entraînement en salle, les séances d’aérobie, le jogging ou la randonnée pédestre sont ainsi exclues de l’étude.

Les Canadiens sont-ils moins actifs? D’autres études révèlent que non. Ainsi, la pratique d’activités physiques des Canadiens âgés de 12 ans et plus serait en hausse depuis environ 10 ans. En effet, la participation à des activités physiques serait passée de 46 %, en 1998-1999, à 51 % en 2005. Les activités les plus pratiquées seraient le jogging, la marche et l’entraînement en gymnase. «En 15 ans, les pratiques d’activités sportives ont vraiment évolué, indique Carolle Leclerc, coordonnatrice des activités de conditionnement physique et de mieux-être au PEPS. Faire de l’activité physique, c’est tout aussi bon que pratiquer des activités sportives, tel que défini dans l’enquête.»

Le temps consacré à la pratique d’activités sportives est relatif en fonction des occupations des gens. Généralement, des activités sportives comme celles évaluées par Statistique Canada demandent du temps et de l’organisation. «Pour pratiquer du badminton par exemple, il faut se trouver un partenaire, louer un terrain et avoir accès aux installations nécessaires. Ça explique que les gens aient moins l’occasion d’en faire», constate Carolle Leclerc. Habituellement, la pratique d’une activité physique demande moins de planification. «Il y a une foule d’activités simples qui sont accessibles aux gens», mentionne la coordonnatrice. On peut facilement s’adonner à la marche, au vélo ou encore à la natation, en famille comme en solitaire, tout en respectant l’horaire de chacun. «Je ne vois pas pourquoi on devrait insister sur l’augmentation de la pratique d’activités sportives, conclut Carolle Leclerc. Il faut axer sur la pratique d’activités physiques.»
Trouver l’activité qui nous convient

L’enquête de Statistique Canada dénote que plus les individus avancent en âge, moins ils pratiquent d’activités sportives. Deuxièmement, il faut considérer que le système scolaire québécois planifie des périodes d’activités physiques du primaire au collégial. Après le cégep, les jeunes doivent donc prendre l’initiative de pratiquer des activités physiques. S’ils n’ont pas été conscientisés aux bienfaits d’un mode de vie actif ou encore s’ils n’ont pas développé une passion pour l’activité physique, ils risquent de délaisser ces pratiques.

La clé d’un mode de vie sain et actif réside souvent dans le fait de se trouver une activité qui nous plaît et qui répond à nos attentes. Le nombre croissant de gymnases et de centres de conditionnement physique, au Québec comme au Canada, laisse entrevoir une bonne participation et un engouement pour l’activité physique.

Université Laval

2325, rue de l'Université
Québec (Québec) G1V 0A6

Téléphone: 418 656-2131 1 877 785-2825

Demande d’information

Suivez nous!