Société

Quelle crise au PQ?

Le pire de la vague de contestation de l'autorité d'André Boisclair serait passé, estime le politologue Réjean Pelletier

Par : Pascale Guéricolas
André Boisclair peut respirer, le pire de la crise de la contestation de son autorité de chef serait désormais derrière lui. Le politologue Réjean Pelletier ne dispose pas de boule de cristal pour avancer cette prédiction. Par contre, observateur de longue date des mœurs politiques québécoises et canadiennes, il connaît sur le bout des doigts l’influence du calendrier électoral sur l’humeur des militants et des élus d’un parti. «À l’approche des prochaines élections provinciales, tout le monde va se serrer les coudes, prévoit-il. Finalement, c’est bénéfique pour le Parti québécois d’avoir eu cette crise à cette époque plutôt qu’en pleine campagne.»

Selon lui, le vent de fronde subi par André Boisclair s’explique pour plusieurs raisons. D’une part, le Parti libéral y a fortement contribué en mettant l’accent sur l’immaturité du chef quadragénaire. Par ailleurs, Réjean Pelletier constate qu’une certaine catégorie de militants parmi les piliers du Parti reproche à son chef de ne pas faire suffisamment la promotion de la souveraineté. Cependant, les péquistes seraient conscients de la nécessité de gagner le scrutin électoral avant de parler d’un prochain référendum. D’autant plus que nombreux sont ceux qui ont l’impression qu’il s’agirait du dernier après l’échec des deux premiers.

Le professeur au Département de science politique remarque aussi que les allusions d’André Boisclair à une troisième voie, comme celle prônée par Tony Blair, inquiètent les partisans du Parti québécois. Un parti, souligne-t-il, encore très marqué par ceux qui croient en la social-démocratie et à l’importance des programmes sociaux. Bref, le Parti québécois version 2007 ne veut pas d’un virage à droite.

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