Société

La revue Recherches féministes a 20 ans

La revue Recherches féministes célèbre cette année son 20e anniversaire. C’est en effet en 1988 qu’est paru le premier numéro de cette publication créée par le Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF). Fondée par Huguette Dagenais, professeure au Département d’anthropologie et directrice de la revue pendant dix ans, Recherches féministes est actuellement sous la direction d’Estelle Lebel, professeure au Département d’information et de communication.
   
Publiée deux fois par année, Recherches féministes propose dans ses pages des résultats de recherche inédits et est diffusée auprès d’abonnées et d’abonnés d’une quinzaine de pays. Les signataires des articles sont en majorité des femmes provenant du Québec, du Canada et de France et appartenant au corps professoral ou à la communauté étudiante de différentes universités. La revue est notamment lue en France, en Belgique, en Suisse, dans les pays du Maghreb, en Espagne, de même qu’aux États-Unis. Les thèmes les plus fréquemment abordés concernent l’éducation, les pays en développement, le rapport à l’espace, l’État et les représentations sociales.
   
«L’accès au savoir universitaire pour les femmes a pour corollaire obligé la critique du savoir, expliquent Estelle Lebel et Micheline Dumont, professeure à l’Université de Sherbrooke, dans la présentation du numéro spécial sur ce 20e anniversaire. Et cette tâche colossale se poursuit. Le programme et les objectifs de notre revue ont traversé les deux premières décennies et restent totalement d’actualité.» Estelle Lebel et Micheline Dumont rappellent également la lente progression des Québécoises francophones vers le savoir universitaire. Si Marie Sirois reçoit bel et bien un diplôme en 1903 à l’Université Laval, elle n’est pas pour autant admise à la collation des grades. Avant 1930, quelques étudiantes en littérature, deux en chimie et une en philosophie sont inscrites à l’Université de Montréal. Quant aux étudiantes en droit, elles sont très peu nombreuses avant 1941: 3 à l’Université de Montréal, 17 à l’Université McGill et aucune à l’Université Laval. À l’Université Laval, Jeanne Lapointe est la première femme à recevoir un «vrai» diplôme de littérature, en 1938.
   
On connaît la suite: à la fin des années 1950, les étudiantes se comptent par centaines dans les universités, mais surtout dans des programmes professionnels féminins comme la diététique, le service social, les sciences infirmières et la physiothérapie, pour ne citer que ces exemples. Aujourd’hui, les femmes ont investi les universités québécoises dans des domaines qui leur étaient autrefois fermés, comme le droit et la médecine. Site Internet: www.fss.ulaval.ca/lef/revue/.

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