Société

Action contre la faim

C’est à la fin de mes trois années de baccalauréat en sciences infirmières et de quelques expériences de travail plutôt ternes que j’ai décidé de me joindre à Managers sans frontières

Par : Sarah Caron-Guay
C’est à la fin de mes trois années de baccalauréat en sciences infirmières et de quelques expériences de travail plutôt ternes que j’ai décidé de me joindre à Managers sans frontières. C’est ainsi qu’en mai dernier, je suis partie six mois au Kenya et au Soudan dans le cadre du projet Action contre la faim (ACF). Je ne savais pas, à l’époque, quelle ampleur aurait ce stage en gestion internationale. Et aujourd’hui encore, alors que j’en suis à un mois de la fin, les choses vont si vite que je réalise à peine l’envergure de cette mission. ACF est une organisation non gouvernementale qui lutte contre la malnutrition au Kenya et au sud du Soudan, deux pays à l’histoire et au contexte de vie très différents: le premier est rongé par la sécheresse et le deuxième, ravagé par la guerre.

À mon arrivée dans l’organisme, celui-ci était en restructuration, ce qui allait provoquer bien des chambardements au cours des deux missions, mais aussi mettre à l’épreuve mes capacités d’adaptation. En effet, en l’espace de six mois, j’ai multiplié les postes: d’assistante-chef de missions je suis devenue assistante logistique, puis coordonnatrice logistique pour être par la suite affectée au poste d’infirmière-nutritionniste puis de coordonnatrice médicale. Je me suis ensuite retrouvée aux ressources humaines pour, finalement, redevenir assistante-chef de mission puis assistante aux coordinateurs, mon dernier poste en titre!

Mon affectation comme coordonnatrice médicale et infirmière-nutritionniste m’a permis de parcourir les terres rougeâtres et arides du village de Mandera, au nord-est du Kenya. C’est dans ce petit village, très affecté par une sécheresse en 2004, que des coopérants sont à pied d’œuvre depuis deux ans pour mener à bien deux programmes: un pour l’eau et un second pour la lutte contre la malnutrition. C’est à ce dernier que j’ai eu la chance de travailler durant quatre semaines. C’est là, à 500 m de la Somalie et à quelques mètres de l’Éthiopie, que j’ai supervisé quatre équipes médicales. Une d’entre elles est en charge du suivi des enfants en dehors des murs du centre thérapeutique; les coopérants qui en font partie ont pour tâche de mesurer, de peser et de distribuer de la nourriture conçue pour les enfants atteints de malnutrition sévère ou modérée. Dans les locaux de l’hôpital du village, une autre équipe s’occupe exclusivement des cas sévères et des complications médicales. Une autre veille à dispenser les soins à domicile et à faire le suivi des absents ou des «déserteurs», c’est-à-dire les gens qui se déplacent au gré des saisons. Enfin, une dernière équipe, composée de gens de la communauté, fait le dépistage des enfants à risque dans les villages.

Présentement, je suis toujours sur le terrain, mais, cette fois, dans les hauteurs de Nairobi, au Kenya, où je rédige mes derniers rapports et mets la dernière main aux tâches qui m’ont été confiées. Vous aurez deviné d’ailleurs que mon travail d’assistante aux coordinateurs est fort varié!

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