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Un as de la vulgarisation

Damien Mathis, doctorant en sciences du bois, remporte le deuxième prix de la finale internationale du concours Ma thèse en 180 secondes

Par : Matthieu Dessureault
Créé par l'ACFAS en 2012, le concours <i>Ma thèse en 180 secondes</i> est inspiré d'un concept australien.
Créé par l'ACFAS en 2012, le concours <i>Ma thèse en 180 secondes</i> est inspiré d'un concept australien.
Résumer son sujet de recherche avec des termes simples en seulement trois minutes, c'est le défi qu'ont réalisé vingt chercheurs originaires de 15 pays, le 28 septembre, à Liège, en Belgique. Organisé par l'Association francophone pour le savoir – ACFAS, le concours Ma thèse en 180 secondes permet à des étudiants au doctorat de faire valoir leurs aptitudes en vulgarisation scientifique. Après avoir remporté la finale québécoise, Damien Mathis représentait l'Université Laval lors du volet international. Sur scène, devant plus de 600 personnes, il a expliqué sa thèse portant sur l'économie d'énergie dans le chauffage des bâtiments. Sa présentation a conquis le jury, qui lui a octroyé le deuxième prix.

Visiblement, l'étudiant était bien préparé. Graphiques à l'appui, il a vulgarisé son projet, qui consiste à placer dans les murs des bâtiments des batteries thermiques qui stockent l'énergie du soleil. L'étudiant propose d'utiliser des composés chimiques qui emmagasinent de l'énergie lorsqu'ils se liquéfient sous l'action de la chaleur. Ce procédé, qui respecte des principes de développement durable, permettrait de faire des économies en hiver et d'éviter la surchauffe des bâtiments en été.

Joint à Liège quelques jours après la compétition, Damien Mathis ne cachait pas être très fier de lui. «L'obtention de ce prix est une belle récompense. Ma thèse en 180 secondes était une aventure exceptionnelle qui a demandé beaucoup d'investissement. Les autres candidats étaient très sympathiques et indéniablement impressionnants. Ainsi, je suis honoré par cette seconde place.»

S'il s'est lancé dans cette aventure, c'est pour son aspect pédagogique. «Ce concours, bien plus qu'une compétition, contribue à former des chercheurs à la vulgarisation scientifique. Il attire de plus en plus de gens et ce sont donc davantage de scientifiques qui s'ouvrent à la communication médiatique, ce qui est un bien pour la société, j'en suis convaincu.»

Le premier prix du concours a été remis à Marielle Yasmine Agbahoungbata, étudiante à l'Université d'Abomey-Calavi, au Bénin, pour sa thèse intitulée Élaboration de matériaux photocatalyseurs à base d'oxyde de titane (TiO2) pour l'élimination des micropolluants organiques des milieux aqueux. Étudiante à l'Université de Genève, Sarah Olivier a remporté le troisième prix pour ses travaux intitulés La mémoire mérovingienne au travers de ses réécritures. Transmission, renouvellement, légitimation (XIVe - XVe siècles). Outre le Canada, le Bénin et la Suisse, les pays représentés étaient la Belgique, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, la France, l'Indonésie, le Liban, le Maroc, le Congo, la Roumanie, le Sénégal, la Tunisie et les États-Unis.

Revoyez la prestation de Damien Mathis




Damien Mathis

Le doctorant Damien Mathis avec la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, lors de l'événement.

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