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Plus de 42 M$ pour quatre projets d'infrastructures de recherche en environnement et en santé

Deux stations arctiques, une infrastructure de forêt intelligente, un laboratoire de production de vaccins et un laboratoire de tissus destinés aux greffes seront aménagés grâce à ces fonds

Quatre projets majeurs d'infrastructures de recherche dirigés par des équipes de l'Université Laval ont reçu le 3 mars un financement qui totalise plus de 42M$. Cette somme provient de la Fondation canadienne pour l'innovation (16,9M$), du gouvernement du Québec (16,9M$) et de différents partenaires. 

Deux stations de recherche pour mesurer les changements écosystémiques dans l'Arctique

Les écosystèmes de l'Arctique sont gravement affectés par différents phénomènes associés aux changements climatiques. Pour mieux évaluer l'ampleur de ces changements, une équipe dirigée par les professeurs Gilles Gauthier et Marcel Babin, de la Faculté des sciences et de génie, a obtenu 17,5M$ pour la construction de deux stations de recherche sur l'île de Baffin. Ces stations équipées de laboratoires de pointe permettront à une trentaine d'experts de diverses disciplines d'étudier à l'année une grande variété d'écosystèmes arctiques terrestres et marins. Ces recherches, menées en étroite collaboration avec les communautés nordiques, permettront de mieux déterminer le sort de ces régions et des populations qui en dépendent. Le projet est réalisé en partenariat avec l'Université du Québec à Rimouski et l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Le projet sera réalisé en partenariat avec la Qikiqtani Inuit Association (QIA), qui participera à la gestion des stations. «La QIA est heureuse de travailler avec l'Université Laval pour mettre en place de nouvelles infrastructures de recherche à Pond Inlet et à Qikiqtarjuaq», déclare le président de la QIA, P.J. Akeeagok. Ce financement amènera des bénéfices directs aux communautés inuites de Qikiqtani et renforcera encore davantage l'autodétermination des Inuits dans la recherche impliquant nos communautés, nos terres, nos eaux et notre faune.» 

Pour plus de détails sur ce projet, lire l'article Des chercheurs dans le Haut-Arctique.

Produire des tissus de remplacement de haute qualité pour les greffes

Une équipe dirigée par Lucie Germain et Véronique Moulin, professeures à la Faculté de médecine et chercheuses au Laboratoire d'organogénèse expérimentale et au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval, a obtenu 11,8M$ pour mettre en place la première installation canadienne consacrée au génie tissulaire personnalisé conforme aux bonnes pratiques de fabrication (cGMP). Ce financement servira à l'aménagement de trois salles pour la reconstruction des tissus et à l'achat des équipements nécessaires au contrôle et à l'assurance qualité qui sont exigés dans la production en condition cGMP. 

L'installation permettra de réaliser des essais cliniques et d'évaluer l'innocuité et l'efficacité des tissus de remplacement obtenus par génie tissulaire, une solution prometteuse pour contrer la pénurie d'organes. La peau reconstruite autologue pour le traitement des grands brûlés ainsi que les cellules épithéliales de cornée destinées aux greffes de cornée font partie des premiers tissus qui seront produits dans cette nouvelle installation.

Pour plus de détails sur ce projet, lire l'article Vers des tissus de remplacement de haute qualité pour les greffes.

Harnacher le potentiel des forêts dans la lutte contre les changements climatiques

Près du tiers des forêts boréales de la planète se trouvent au Canada et il serait possible de mieux utiliser ces vastes écosystèmes pour atténuer les changements climatiques, selon une équipe de chercheurs dirigée par les professeurs Évelyne Thiffault, de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, et François Anctil, de la Faculté des sciences et de génie. Grâce à une subvention de 8,2M$, les chercheurs étudieront les échanges de carbone, d'eau et d'énergie entre l'atmosphère et les forêts boréales afin de créer un modèle qui permettra d'atténuer l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère tout en augmentant la part des produits de la forêt sur les marchés.

Dix chercheurs principaux et une vingtaine de collaborateurs de l'Université Laval, de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et de l'Université du Québec à Chicoutimi sont rassemblés au sein de cette équipe multidisciplinaire dont les travaux permettront au Canada de jouer un plus grand rôle à l'échelle internationale pour atténuer les changements climatiques.

Pour plus de détails sur ce projet, lire l'article Harnacher le potentiel des forêts boréales contre les changements climatiques.

Produire et tester de nouveaux vaccins selon les normes de l'industrie

Il n'existe au Québec aucune installation universitaire qui permette de produire en volume important des vaccins candidats selon les normes de bonnes pratiques de l'industrie. Cette situation pourrait bientôt changer grâce à une subvention de 4,8M$ obtenue par les professeurs Denis Leclerc et Sachiko Sato, professeurs à la Faculté de médecine de l'Université Laval et chercheurs au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval, et leurs collaborateurs. Cette somme servira à l'achat d'équipement et à l'aménagement d'installations qui permettront d'optimiser et d'accélérer la fabrication de vaccins. 

Les chercheurs entendent aussi rendre les procédés de fabrication conformes aux bonnes pratiques de l'industrie, ce qui permettra l'évaluation de ces vaccins au moyen d'essais cliniques. Quatre vaccins en cours d'élaboration dans les laboratoires de chercheurs associés au projet seront produits dans ces installations: un vaccin universel contre l'influenza, un vaccin contre le VIH, un vaccin contre la candidose et un vaccin thérapeutique contre certains cancers.

Pour plus de détails sur ce projet, lire l'article Des installations pour accélérer la production de vaccins.

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