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Des lunchs passés au peigne fin

Les adolescents peuvent se concocter de bons petits lunchs santé, à condition qu'on leur en donne les moyens

Qui dit rentrée scolaire dit préparation de lunchs, avec tous les casse-têtes que cette tâche quotidienne apporte. Bien des parents rêvent du jour où ils seront libérés de cette corvée, mais peut-on laisser des adolescents préparer seuls leur repas du midi? Oui, répond une équipe de la Chaire de recherche sur l'obésité, à condition de garder un œil sur les opérations et de s'assurer que les jeunes connaissent les principes de base d'une saine alimentation.
   
Depuis quatre ans, Paul Boisvert, Nathalie Alméras et Maggie Vallières, de la Chaire de recherche sur l'obésité, analysent ponctuellement le contenu des boîtes à lunch d'élèves de l'école secondaire De Rochebelle. «De concert avec l'école, nous avons instauré un programme d'information, appelé Défi 4x4, destiné aux élèves et à leurs parents, sur ce que devrait contenir un bon lunch et nous évaluons l'efficacité de cette intervention», explique Paul Boisvert. Un lunch santé doit contenir une portion de légumes ainsi que des éléments appartenant à au moins trois des quatre grands groupes alimentaires (fruits et légumes, produits céréaliers, lait et substituts, viande et substituts).
   
En 2011, 64 % des 367 boîtes à lunch analysées ont passé le test avec succès, une hausse de 10 points de pourcentage par rapport aux deux années précédentes. Depuis 2009, la présence de produits laitiers a augmenté de 11 points de pourcentage dans les lunchs des adolescents, passant de 25 % à 36 %. Des progrès importants restent toutefois à faire du côté du pain et des céréales à grains entiers, qu'on trouve dans seulement 13 % des boîtes à lunch. Même constat du côté des légumineuses, du tofu, des noix et des graines (5 %) et du poisson non pané (2 %). «La vigilance des parents et l'éducation des jeunes sont de mise pour améliorer la qualité nutritionnelle des boîtes à lunch des élèves du secondaire», conclut Paul Boisvert.
   
Une étude antérieure menée par la Chaire de recherche sur l'obésité avait révélé qu'avoir un bon lunch est l'un des facteurs qui influencent le plus l'intention de manger à l'école et, conséquemment, de résister à l'attrait magnétique des restaurants rapides des environs. Pour aider leurs enfants dans la préparation d'un repas appétissant, les parents doivent donc s'assurer de faire bonne provision d'aliments qui se glissent facilement dans une boîte à lunch. «On peut aussi préparer les repas du soir en prévoyant des quantités suffisantes pour les lunchs du lendemain», suggère Paul Boisvert. Et il n'est pas nécessaire de faire dans la haute gastronomie ou dans l'intégrisme alimentaire. «Une pizza surgelée au poulet sur laquelle on ajoute une bonne quantité de légumes de son choix – des poivrons, des courgettes et des champignons par exemple – fait très bien l'affaire.»

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