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À la recherche du souffle de vie

François Maltais dirigera la nouvelle Chaire de recherche sur la maladie pulmonaire obstructive chronique

François Maltais
François Maltais
Le professeur et pneumologue François Maltais a été nommé, le vendredi 30 janvier, titulaire de la nouvelle Chaire de recherche GSK-IRSC sur la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) de l’Université Laval. La Chaire vise à améliorer la qualité des soins offerts aux personnes atteintes de bronchite chronique ou d’emphysème et, par conséquent, à améliorer leur qualité de vie. Ces maladies touchent près de 750 000 Canadiens, causent environ 10 000 décès par année et entraînent des coûts de presque trois milliards de dollars annuellement.
   
Professeur titulaire à la Faculté de médecine, François Maltais est directeur du programme de réadaptation respiratoire de l'Hôpital Laval depuis 1998 et directeur de la recherche en pneumologie depuis la même année. Il est également chercheur national du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ). Il s'intéresse particulièrement à la physiopathologie de l'intolérance à l'effort dans la maladie pulmonaire obstructive chronique et la réadaptation respiratoire.  Ses travaux de recherche portent également sur la dysfonction musculaire périphérique qui accompagne cette maladie. En 2006, la Société européenne de pneumologie lui a remis le prix Romain-Pauwels qui récompense un chercheur de 45 ans et moins ayant eu une contribution remarquable dans le domaine de la maladie pulmonaire obstructive chronique. Il est l’auteur de plus de cent publications scientifiques et a donné une centaine de conférences dans des congrès nationaux et internationaux.
   
La maladie pulmonaire obstructive chronique demeure un problème de santé publique majeur et inquiétant, même si le tabagisme, qui en est la principale cause, perd des adeptes. Les personnes qui ont fumé ou qui fument encore sont les principales victimes de la maladie. Celle-ci se manifeste par un essoufflement à l’effort de plus en plus fréquent à mesure que la maladie progresse et qui en vient à affecter sérieusement la qualité de vie. Bien que la maladie s’attaque d’abord aux poumons, elle s’étend souvent à d’autres organes, ce qui contribue à détériorer l’état de santé des malades. L’état actuel des connaissances médicales ne permet pas de guérir la MPOC. L’abandon de la cigarette demeure la partie la plus importante du traitement, mais les médecins peuvent aussi recourir aux bronchodilatateurs pour soulager les symptômes et recommandent habituellement la pratique régulière d’activités physiques.

Un partenariat fructueux
Pour le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, cette annonce montre bien que les partenariats entre les organismes subventionnaires, l’entreprise privée et l’Université, par l’entremise d’un de ses hôpitaux affiliés, permettent de grandes réalisations. «Grâce à la nouvelle Chaire de recherche GSK-IRSC sur la MPOC, François Maltais et son équipe de l’Hôpital Laval pourront approfondir davantage leur compréhension des mécanismes qui causent la maladie et offrir aux malades des stratégies de traitement encore plus efficaces», a-t-il rappelé. La Chaire de recherche GSK-IRSC sur la maladie pulmonaire obstructive chronique est financée à la hauteur de 1,3 M$ pour cinq ans, un investissement réparti entre GlaxoSmithKline et les Instituts de recherche en santé du Canada. Elle fait partie des 100 chaires que l’Université Laval s’est engagée à créer d’ici 2013 pour un financement total de 100 M$.
     
«L’inauguration d’aujourd’hui vient confirmer et reconnaître la qualité, la rigueur et l’impact des travaux de François Maltais et de son équipe de chercheurs de réputation internationale, a indiqué Madeleine Nadeau, présidente du conseil d'administration de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Hôpital Laval). Le travail effectué jusqu’à présent par les membres de l’équipe du Centre de recherche, dont plusieurs réalisations peuvent servir d’exemple, fait en sorte d’accroître la notoriété de l'Institut. Nous pouvons être fiers de ce centre de recherche qui est un acteur de premier ordre en recherche fondamentale, clinique et en innovation en matière de santé.»   
    
«La poursuite de la recherche sur la maladie pulmonaire obstructive chronique est d’une importance capitale. Nous espérons que les nouvelles connaissances qui poindront grâce à ce partenariat permettront d’améliorer la santé et la qualité de vie des patients atteints de MPOC. Nous sommes très fiers de soutenir les travaux de François Maltais par l’entremise du Fonds Pathfinders pour les leaders de la recherche en sciences de la santé au Canada, qui vise à promouvoir la recherche en sciences de la santé et l’innovation dans les facultés de médecine du Canada», a fait valoir Paul Lucas, président et chef de la direction de GlaxoSmithKline.
   
«Le financement de cette chaire de recherche reflète la stratégie des des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) qui consiste à soutenir les esprits les plus brillants dans notre quête d’excellence en recherche de pointe», a souligné Alain Beaudet, président des IRSC. Dans ses travaux, François Maltais s’intéresse à la recherche sur l’interaction entre les médicaments et d’autres thérapies comme l’exercice pour le traitement de la MPOC, un secteur où les chercheurs canadiens ont déjà un impact majeur au niveau international. Il ne fait aucun doute que les résultats générés grâce à cette chaire de recherche contribueront de façon significative à faire progresser nos connaissances dans ce domaine et à offrir de réels avantages aux Canadiens en matière de santé».
     

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