Chroniques

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Stéphane Leman-Langlois, Philippe Barla et Guy Laforest sur les chances de succès de l'opération contre l'État islamique, les ventes croissantes d'automobiles et le référendum en Écosse

Sur les chances de succès de l'opération contre l'État islamique


La semaine dernière, le président américain Barack Obama a annoncé son plan de lutte contre le groupe terroriste État islamique en Irak et en Syrie. Selon Stéphane Leman-Langlois, les buts de l'opération sont suffisamment élastiques pour être atteignables. «Les objectifs sont de détruire ou de diminuer les capacités de l'État islamique. À ce moment-là, ça devient très subjectif et on peut déclarer une victoire dès qu'on a fait un certain dommage. Si l'objectif était de neutraliser l'organisation, ce serait une autre paire de manches et ça deviendrait beaucoup plus difficile.»

Stéphane Leman-Langlois, École de service social
Radio-Canada, 11 septembre


Sur les ventes croissantes d'automobiles


Au cours des trois premiers trimestres de 2014, il s'est vendu un nombre record de 1,2 million de véhicules au Canada. Les consommateurs aiment de plus en plus les grosses voitures, en particulier les véhicules utilitaires sport, coûteux et grands consommateurs d'essence. Selon Philippe Barla, peu de conducteurs saisissent le coût social d'une automobile. «L'automobile a un impact sur la production de gaz à effet de serre et sur les réseaux d'infrastructures, dit-il. Il y a aussi la congestion routière qui s'accentue, entraînant une énorme perte de temps et de carburant.»

Philippe Barla, Département d'économique
Le Devoir, 15 septembre



Sur le référendum en Écosse


Ceux qui voudront organiser des référendums dans l'avenir au Canada ont beaucoup à apprendre de ce qui se passe entre l'Écosse et la Grande-Bretagne, soutient Guy Laforest. Une question référendaire claire et un accord sur ce qu'est une véritable majorité figurent au nombre des leçons à retenir. Cela dit, le contexte est fort différent, notamment sur le plan du potentiel de tension existant entre les deux parties. «Au Canada, il arrive qu'on doute que le Québec soit une nation. En Grande-Bretagne, tout le monde reconnaît que l'Écosse est une nation et qu'elle a le droit de décider de son avenir; ça contribue à rendre le débat moins acrimonieux.»

Guy Laforest, Département de science politique
Le Journal de Québec, 14 septembre

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