Chroniques

Ces profs qui changent des vies

ULaval nouvelles vous présente une série d'articles sur des enseignants inspirants qui ont influencé le parcours d'anciens étudiants. Cette semaine: Bruno Gaillet et François-Thomas Michaud rendent hommage à Alain Garnier, professeur au Département de génie chimique.

François-Thomas Michaud, président de Feldan Therapeutics, Alain Garnier, professeur et vice-doyen de la Faculté des sciences et de génie, et Bruno Gaillet, professeur et directeur du Département de génie chimique.
L'un est directeur du Département de génie chimique de la Faculté des sciences et de génie. L'autre est à la tête de Feldan Therapeutics, une compagnie de biotechnologie qui a le vent dans les voiles. Bruno Gaillet et François-Thomas Michaud ont en commun d'avoir été étudiants-chercheurs dans le laboratoire du professeur Alain Garnier. Dans un cas comme dans l'autre, cette étape a profondément marqué leur parcours professionnel.

Le LOB, le Laboratoire d'optimisation des bioprocédés, se consacre au développement de protéines à des fins thérapeutiques et industrielles. Français d'origine, Bruno Gaillet a découvert cette infrastructure de recherche alors qu'il cherchait un endroit au Québec pour un stage d'été de 1er cycle. Il a apprécié son expérience à tel point que, deux ans plus tard, il était de retour à l'Université Laval pour faire une maîtrise, puis un doctorat en génie chimique. Diplômes en poche, il est devenu enseignant à son tour et enfin directeur du Département.

«Professeur Garnier fait partie des facteurs qui font que je suis resté au Québec, admet Bruno Gaillet. Comme j'étais emballé par mon stage, il m'a encouragé à faire des études supérieures. Il est le directeur de recherche idéal. L'une de ses qualités premières est d'être à l'écoute de ses étudiants et de leur laisser énormément de liberté tout en les guidant dans leur projet. C'est ainsi qu'ils acquièrent de la débrouillardise et de l'esprit d'innovation.»

François-Thomas Michaud peut témoigner. Il a cofondé Feldan Therapeutics alors qu'il effectuait un doctorat sous la direction du professeur Garnier. Sa compagnie a mis au point une technologie brevetée qui permet l'introduction de protéines dans les cellules. Elle emploie près de 30 chercheurs, issus de l'Université Laval pour la plupart, et a signé des ententes avec des géants de la biopharmaceutique en Corée du Sud et aux États-Unis. «Sans Alain Garnier, je n'aurais probablement jamais créé une entreprise en même temps que je faisais mon doctorat, admet le diplômé. Tout en m'encadrant sur le plan scientifique, il m'a encouragé à me lancer en affaires et m'a dirigé vers les bonnes ressources à l'Université, dont Entrepreneuriat Laval.»

Pour Alain Garnier, il est important que ses étudiants développent des compétences transversales, comme l'esprit entrepreneurial ou la créativité. «Les sciences pures et le génie sont des domaines très exigeants où il faut faire preuve de rigueur; en plus qu'ils soient très forts à ce niveau, on veut que les étudiants aient une capacité à créer et à communiquer, puisque l'une des principales qualités d'un chercheur est d'être autonome», affirme-t-il.

Le professeur, qui est aussi vice-doyen de la Faculté des sciences et de génie, voit son rôle comme celui d'un accompagnateur. «J'analyse l'avancement des travaux de recherche et je propose des pistes de solution, mais c'est à l'étudiant de prendre les décisions et de gérer son projet afin qu'éventuellement il dépasse le maître et devienne un expert dans son domaine. Quand Bruno Gaillet a présenté sa candidature pour être professeur, il a fallu qu'il démontre que son expertise de recherche se distingue de la mienne, et c'est ce qu'il a réussi à faire.»

Maintenant collègues, Bruno Gaillet et Alain Garnier travaillent sur plusieurs travaux de recherche conjoints. Entre autres, ils font partie d'une équipe qui tente d'améliorer l'efficacité d'un vaccin prometteur contre le sida. Ils se sont aussi intéressés à la mise au point d'une thérapie de la dystrophie musculaire de Duchenne.

Selon Bruno Gaillet, la force de son collègue réside dans le fait qu'il n'hésite pas à sortir des sentiers battus. «Il n'a jamais eu peur de se lancer dans des projets qui paraissent fous au départ, mais qui finalement ont du sens. Récemment, il a obtenu une subvention afin d'utiliser des agents biologiques pour faire de l'extraction de minéraux précieux. Ce n'est pas un projet auquel on aurait pensé d'emblée, mais Alain Garnier n'a pas peur de proposer de nouvelles idées et de se lancer dans des défis.»

Pour le professeur Garnier, le génie biochimique fait nécessairement appel à une façon différente de voir les choses. «L'attrait de notre domaine de recherche est qu'il est fortement interdisciplinaire. Le génie biochimique apporte une complémentarité aux autres disciplines, qui permet de faire des découvertes très intéressantes», conclut-il avec enthousiasme.

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