Arts

Un lieu d'inspiration et de création

Plus d’une centaine de personnes ont suivi l’une ou l’autre des dix formations universitaires intensives offertes à l’École internationale d’été de Percé

Par : Yvon Larose
Sur les 16 participants à la classe de maître interdisciplinaire en design contextuel, donnée par Ruedi Baur et Giulio Vinaccia, plus de la moitié étaient des architectes ou des étudiants à la maîtrise en architecture
Sur les 16 participants à la classe de maître interdisciplinaire en design contextuel, donnée par Ruedi Baur et Giulio Vinaccia, plus de la moitié étaient des architectes ou des étudiants à la maîtrise en architecture
Pour sa sixième édition, l’École internationale d’été de Percé, une entité rattachée à la Faculté d’aménagement, d’architecture et des arts visuels (FAAAV), a accueilli plus d’une centaine de participants à la Villa Frederick-James, au cœur de la municipalité de Percé et à proximité du célèbre rocher. La programmation s’est déroulée sur 11 semaines, soit du 18 juin au 31 août. Elle comprenait cinq ateliers non crédités en photographie numérique, illustration, aquarelle et «land art», ainsi que cinq formations créditées de niveau maîtrise offertes sous forme de classes de maître en arts visuels, philosophie, photographie, design de caractères typographiques et design contextuel. Des étudiants universitaires, de jeunes diplômés et des professionnels en formation continue ont suivi les cours crédités, tandis que d’autres étudiants universitaires et des professionnels, ainsi que des adultes en formation continue désireux de se perfectionner, ont assisté aux cours non crédités. La moitié des formations était assurée par des enseignants de l’Université.

«Nous remarquons la présence, dans les deux types de cours, d’un nombre grandissant de personnes qui proviennent de l’extérieur de la région de Québec, notamment des étudiants des universités de la région de Montréal, indique Marie-Andrée Doran, la directrice de l’École et directrice exécutive de la FAAAV. Les étudiants nous disent souvent qu’ils ne pensaient pas que ce serait aussi extraordinaire et aussi intense. Plusieurs nous ont dit qu’il faut maintenir la formule parce qu’elle est complémentaire à ce qu’offrent les formations du baccalauréat ou de la maîtrise.»

Cet été, l’École a accueilli trois spécialistes étrangers: le typographe néerlandais Lucas de Groot ainsi que les designers franco-suisse et italien Ruedi Baur et Giulio Vinaccia. L’objectif de la classe de maître du premier consistait à créer, en une semaine, une police de caractères typographiques complète. «Lucas de Groot s’est dit impressionné par la qualité des réalisations des participants et étonné qu’ils se soient rendus aussi loin, explique Marie-Andrée Doran. D’ailleurs, plusieurs des participants ont décidé d’axer une partie de leur carrière de ce côté.» Pour sa part, Ruedi Baur, qui en était à sa quatrième présence à l’École depuis 2004, a axé sa classe de maître donnée avec Giulio Vinaccia sur le design contextuel appliqué aux ports et havres de pêche de la région de Percé. «Pour Baur et Vinaccia, ce que les participants ont réussi à faire en six jours équivaut à un projet de session ailleurs, souligne la directrice. Ça travaillait!»

Le patrimoine religieux bâti de Percé
La présence de l’Université Laval à Percé cet été a en fait commencé dès le 20 mai. Entre cette date et le 9 juin, la Villa Frederick-James a accueilli six étudiants en architecture dans le cadre d’une formation intensive, de niveau bac et maîtrise, en patrimoine bâti et paysages culturels. La coordination de l’équipe d’enseignants était assurée par Tania Martin, professeure adjointe à l’École d’architecture et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine religieux bâti. Les participants ont réalisé une étude comparative de deux noyaux paroissiaux de la municipalité de Percé. Ces noyaux comprennent une église catholique datant des années 1930 et une église protestante construite au 19e siècle, ainsi que tous les bâtiments composant chacun des noyaux, notamment le presbytère et le cimetière. «Ces sites sont tellement riches, indique Tania Martin. Chacun avait une paroisse-mère et des dessertes. Les deux paroisses se chevauchaient sur un même territoire. La paroisse catholique a beaucoup évolué. À la fin du cours, une exposition a montré les résultats des travaux de relevés, traduits en dessins, ainsi qu’une sorte de ligne de temps relative à la construction des deux paroisses.»

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