Arts

Un hiver sur les planches

Comédie, enquête policière, tragédie, théâtre contemporain, œuvre classique: la nouvelle saison de la troupe de théâtre Les Treize en offre pour tous les goûts

Finalement, les nouvelles règles de production exigeant que les artistes oeuvrant autour des spectacles doivent venir en grande majorité des rangs des étudiants ne semblent pas ralentir Les Treize. Cet hiver, pas moins de six productions prennent l’affiche, dans les genres les plus divers. Du 15 au 18 février, place à la mystérieuse athmosphère de la lande britannique avec Le chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle.  Présentée à l’Amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins, cette enquête haletante menée par Sherlock Holmes a pour but de faire la lumière sur la mort de Sir David Baskerville. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, en serait à l'origine.  La légende du chien de Baskerville renaît alors, mais le célèbre détective, accompagné de son fidèle partenaire Watson, n’y croit pas. Étudiante au baccalauréat en étutes théâtrales, la metteure en scène Joëlle Cloutier a plongé avec délectation dans l’univers du fameux enquêteur à la pipe pour mieux surprendre le public par des effets sonores inusités.

Le climat s’allège du 21 au 25 février, puisque le Théâtre de poche du pavillon Maurice-Pollack devient le lieu de rencontre entre le monde des humains et celui des ondins dans Ondine, de Jean Giraudoux. Nageuse synchronisée depuis sa prime enfance, la metteure en scène Carol-Ann Tremblay cherchait une œuvre susceptible de concilier ses deux passions, le théâtre et l’eau.  Elle a succombé aux charmes de cette fable où, Ondine, une jeune fille des lacs, tombe sous le charme d’un chevalier et souhaite l’épouser alors que le jeune homme est déjà fiancé à la fille adoptive du roi.  Pour défier le monde des eaux d’où elle vient, elle accepte un dangereux pacte avec sa tante, la reine des Ondines. «J’ai beaucoup travaillé sur les corps et les déplacements pour que le monde ondin ait une attitude plus fluide, proche du monde de la nature,» raconte la jeune femme qui caresse le rêve de se lancer dans le théâtre aquatique.

Le ton reste à la comédie du 1er au 4 mars, et même plus exactement à celui de la  commedia dell’arte. Junot Pelletier met en scène La combine de Colombine, de l’auteur québécois Marc Favreau à l’Amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins. Point de départ de  la pièce où les comédiens usent d’expressions comiques, les soupirs d’Isabelle pour le beau Pierrot, sous l’oeil furieux de son père, l’avare Pantalon, qui veut la marier avec le riche Docteur.  Pour sauver Isabelle et Pierrot de cet affreux destin, les deux valets et amants, Colombine et Arlequin, mettront en place combines et stratagèmes pour déjouer Pantalon et le Docteur. 

La saison se poursuit avec Cendres de cailloux de Daniel Danis, mis en scène par Éva Saïda, du 14 au 18 mars et du 28 mars au 1er avril, au Théâtre de poche du pavillon Maurice-Pollack. Cela fait plusieurs années que la responsable de projet, Amélie Plaisance, rêvait de monter cette tragédie présentée au Théâtre Périscope il y a déjà plusieurs années. Scène épurée, décor minimaliste, l’accent est mis sur le jeu des comédiens pour raconter l’histoire de  Clermont en exil à la campagne avec sa fille de onze ans, Pascale. Sur une terre abandonnée, il vide la cave de sa maison remplie de cailloux pour tenter de surmonter la perte de sa femme violée et assassinée par un tueur fou, alors que la famille habitait en ville. Shirley fera irruption dans sa vie et, bien malgré elle, remettra en marche la roue de son destin.

Traces d’étoiles, de l’auteure canadienne Cindy Lou Johnson, prend ensuite l’affiche du 22 au 25 mars  à l’Amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphons-Desjardins dans une mise en scène de Vincent Poliquin-Simms. Une alliance théâtre et danse pour raconter l’histoire de deux êtres blessés qui se rencontrent. Henry s’est retiré du monde et vit, isolé, au fin fond de l’Alaska.  Une jeune femme portant une robe de mariée surgit brusquement dans sa maison.  Mais d’où vient-elle ?  Et que vient-elle faire?  Un homme et une femme aux antipodes vont s’affronter sur le terrain de l’amour. Enfin la saison d’hiver 2007 se termine de façon grandiose avec le Bal des Voleurs de Jean Anouilh, présenté au Théâtre de la cité universitaire. La mise en scène de cette œuvre française dont certains procédé rappellent Molière est assurée par Olivier Sanquer.  Peterbono, Hector et Gustave sont trois redoutables voleurs s’amusant à séduire les jeunes filles de la bonne société afin de s’introduire dans les riches demeures…  Mais se peut-il que Gustave s’éprenne réellement de la jolie Juliette?

Tous les spectacles seront présentés à 20 h. Les billets sont en prévente, au coût de 10 $, à l’Animation socioculturelle, local 2344 du pavillon Alphonse-Desjardins et sur le réseau Billetech (643-8131). À la porte, les soirs de représentations, le coût sera de 12 $. Renseignements: 656-2765, ou www.lestreize.asso.ulaval.ca

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