Arts

Innovation, ironie, écologie

Les étudiants en architecture ont planché sur l’inédit pour l’exposition L’Objet 2010 présentée du 8 au 12 mars au Musée de la civilisation

Par : Yvon Larose
Horloge digitale, une oeuvre de Claire Messier et Zoé Tolszczuk-Leclerc.
Horloge digitale, une oeuvre de Claire Messier et Zoé Tolszczuk-Leclerc.
Des coupes à vin en plexiglas, une chaise faite de bois et de corde sans aucune colle, ni clou, ni vis, ainsi qu’une lampe fabriquée à partir de montures et de verres de lunettes: ce sont là quelques-uns des 46 objets originaux conçus ces derniers mois pour l’exposition L’Objet 2010 par une centaine d’étudiantes et d’étudiants en architecture, pour la plupart des finissants à la maîtrise. Exposés en ce moment dans les vitrines du magasin Simons du Vieux-Québec, les objets se retrouveront dans le hall central du Musée de la civilisation à compter du 8 mars, et ce, jusqu’au 12 mars, où ils seront vendus aux enchères, en soirée, à compter de 19 h 30. «L’an dernier, quelque 500 personnes avaient assisté à l’encan, explique Chantale Perron, finissante de la maîtrise en architecture et coordonnatrice de L’Objet 2010. Les prix de départ varieront entre 30 $ et 50 $. En 2009, un bol à fruits en bois s’était vendu 750 $.»

L’Objet 2010, une activité entièrement organisée par les étudiants de l’École d’architecture, a pour thème «Objet de lux[e]». L’exposition comprend une grande variété de lampes, mais aussi des chaises, des horloges, des tables, des jeux de société, des bijoux et des meubles multifonctionnels. «Dans leurs projets, les étudiants ont utilisé du bois, du carton, du béton, de l’acier et du plexiglas, souligne Chantale Perron. Ils ont aussi utilisé beaucoup de matériaux recyclés d’objets usuels auxquels on ne pense pas, comme les mécanismes d’horloge, les lunettes ou le matériel informatique.» Assemblés à des matériaux différents, les objets utiles de la vie quotidienne font ainsi apparaître une nouvelle signification. «Un des objets les plus intéressants est Seconde Main, soutient-elle. Cette patère se démarque par son design original et la qualité d’assemblage des différents matériaux utilisés. Elle a été conçue à partir d’un mannequin de vitrine récupéré auquel le tronc du corps humain a été remplacé par le tronc d'un arbre. Les nombreux bras et mains assemblés autour du tronc sont complètement modulables selon les besoins.»

En plus d’imaginer leurs objets inédits, les étudiants ont mis la main à la pâte. «Certains ont percé le métal ou le plexiglas, indique Chantale Perron. D’autres ont coulé du béton et fait du découpage à la découpeuse numérique.» Selon elle, le design et l’architecture se complètent. «Pourtant, poursuit-elle, nous avons rarement l’occasion d’explorer le design à l’École d’architecture. Un seul cours permet cela, et de s’éclater sans contrainte, mais toujours avec une pensée constructive.» Chantale Perron souligne la qualité «vraiment remarquable» des œuvres qui composent L’Objet 2010. Ces objets se situent au carrefour de l’innovation matérielle, d’une ironie constructive et d’un souci écologique. Pour cette 17e édition, la présidence d’honneur est assurée par l’architecte Marie-Chantal Croft. En 1992, celle-ci avait créé cette activité avec quelques collègues de sa promotion. Pour plus d’information: www.objet.arc.ulaval.ca

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