Arts

Créations multiformes

L'exposition Espace composite propose une plongée dans l'imaginaire débordant d'étudiants de la Faculté d'aménagement, d'architecture, d'art et de design

Matthew Kavanagh s'inspire des paysages spatiaux pour créer des estampes numériques. Il présente deux oeuvres dans le cadre de l'exposition, "Sans titre 1" et "Sans titre 2".
Parcourir la Salle d'exposition du pavillon Alphonse-Desjardins ces jours-ci, c'est entrer dans un monde de contrastes et de surprises. Une dizaine d'artistes émergents ont investi cet espace avec des oeuvres relevant de diverses disciplines, dont la sculpture, la peinture, la photographie, le dessin et la lithographie. Bien que très différentes, leurs approches se complètent pour créer un ensemble sur lequel règne une certaine aura de liberté créatrice. «L'appel de dossiers était ouvert à tous les étudiants de la Faculté, qu'ils soient en première année d'études ou finissants. Nous avons laissé le thème libre et les artistes avaient le choix du médium. La diversité de leur pratique permet de voir l'étendue des cours qui sont donnés à l'édifice La Fabrique», indique l'étudiante Catherine Soucy, qui a contribué à la réalisation de l'exposition.

Les visiteurs sont d'abord accueillis par deux grandes sculptures qui trônent au centre de la pièce. Signées Marie-Ève Fréchette, ces oeuvres insolites semblent défier les lois de la gravité. Sur la gauche, les tableaux de Maryse Fontaine se démarquent surtout par leurs couleurs éclatantes. L'artiste, qui a utilisé de la peinture acrylique et des feuilles d'or et d'argent, a créé des formes abstraites au gré des effusions colorées. Le résultat, changeant en fonction de l'éclairage, est libre d'interprétation. Certains y voient une constellation d'étoiles et d'autres, des monstres au corps tordu. «Je suis toujours curieuse de savoir ce que le spectateur voit quand il regarde mes oeuvres abstraites. Ce qui m'amuse, c'est comment le cerveau vient détecter des formes ou des personnages qui, finalement, n'existent que dans l'imaginaire», dit celle qui s'intéresse particulièrement aux effets des troubles cognitifs sur la perception. Inscrite au certificat en arts plastiques, elle compte effectuer un baccalauréat multidisciplinaire afin de marier la philosophie et la littérature à sa pratique.

Matthew Kavanagh, lui, s'inspire des objets célestes et des phénomènes galactiques, tels que les trous noirs et les supernovas, pour créer des estampes numériques. L'étudiant au baccalauréat en arts visuels et médiatiques a choisi d'exposer deux grands tableaux sombres chargés d'une ambiance spatiale. Leurs motifs circulaires font penser à des vortex qui pourraient nous aspirer à tout moment. Il s'agit, en fait, de photogrammes réalisés à partir d'un numériseur. «C'est une nouvelle technique que j'expérimente, explique-t-il. La vitre du numériseur assume la fonction de support sur lequel j'applique différents liquides et matériaux. Cet outil me permet d'adapter, pour la photographie, certaines qualités propres à la peinture.»

Enfin, impossible de passer sous silence le travail de Marilou Kenny-Gagnon. Spécialisée en photographie, celle-ci a réalisé un photomontage d'un cygne, qu'elle a fait imprimer sur une feuille de polyester. Poétique, l'oeuvre en noir et blanc incite à la contemplation. «Pour moi, une image peut être silencieuse ou bruyante. Dans ce cas-ci, j'ai voulu accentuer les notions de silence et d'introspection. Il y a toutes sortes de façons de comprendre cette image. Bien qu'elle relève d'une démarche hyperpersonnelle, la narration est très libre», souligne l'étudiante en arts visuels et médiatiques, fière de voir son travail ainsi exposé.

Pour voir cette oeuvre, ainsi que plusieurs autres, rendez-vous au local 2470 du pavillon Alphonse-Desjardins jusqu'au 11 avril. Les heures d'ouverture sont de 9h à 16h30, du lundi au vendredi, ainsi que 12h à 16h, le samedi. L'entrée est libre.

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