Arts

Compositions libres

Cette année encore, l’exposition L’Art sans frontières a donné lieu à des maillages stimulants

Par : Renée Larochelle
Dans l’atrium de l’École des arts visuels, une petite exposition intitulée à bon escient L’Art sans frontières a fait beaucoup parler récemment en raison de son caractère original. S’ils partagent une même passion pour la création, les participants à cette exposition qui se terminait le 7 mai viennent toutefois de milieux différents, les uns étudiant à l’École des arts visuels et les autres faisant partie du programme d’accompagnement artistique Vincent et moi, mis sur pied par le Centre hospitalier Robert-Giffard. Pour une cinquième année consécutive, ils ont joint leurs forces créatrices, les neuf artistes du programme Vincent et moi étant jumelés avec autant d'étudiants de l’École des arts visuels. En tout, une quarantaine d’œuvres étaient exposées.

«Il s’agit d’une très belle occasion d’enrichissement mutuel et d’ouverture sur l’autre, explique François Bertrand, psychologue et coordonnateur du programme Vincent et moi. Comme je me plais à le dire, ce n’est pas parce qu’on étudie dans une école d’art qu’on est artiste et ce n’est pas parce qu’on vit dans une petite chambre qu’on ne l’est pas. Vincent et moi n'est pas un programme d'art thérapie mais un encouragement à l'expression et à la création. Les œuvres exposées permettent de voir ce cheminement et les influences réciproques des partenaires sur la route qu'ils ont empruntée ensemble.»

Une complicité grandissante
Étudiante à l’École des arts visuels, Marjorie Guay participait pour la première fois à ce projet. Jumelée à Hélène Cloutier, elle dit avoir eu un très bon contact avec cette dame âgée dans la soixantaine. Tant et si bien qu’elle n’a pas pu s’empêcher de la prendre pour modèle. «Pour moi, c’était le meilleur moyen de lui transmettre mes impressions sur sa personnalité, constate Marjorie Guay. J’ai aimé découvrir son univers artistique. C’est vrai de dire que l’art ne connaît pas de frontières.» Jumelée à l’étudiant Serge Mainguy, Denyse Toussaint a notamment réalisé La dame aux gants rouges. Les deux ont ensuite pris le pinceau pour peindre une autre toile, beaucoup plus abstraite, au cours de laquelle Denyse Toussaint dit avoir appris l’importance de prendre du recul face à son travail. «Je sentais que notre complicité grandissait chaque fois que nous nous rencontrions, explique pour sa part l’étudiante Katherine Trüb, qui a travaillé avec Marise Pelletier. De nous deux, c’est sans doute moi qui ai le plus reçu.»

Les autres participants à cette exposition étaient Benoît Genest-Rouillier, Jacinthe Giroux, Diane Bellefeuille, Anne-Marie Lemay-Frenette, Frédérique Laliberté, Jean-Pierre Lachance, Audrée Demers-Roberge, Marie Noël et Caroline Barriault.

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