Arts

À la recherche du temps perdu

Lancement du 37e numéro de L’écrit primal

Par : Renée Larochelle
Le Cercle d’écriture de l’Université Laval (CEULa) a procédé au lancement du 37e numéro de L’écrit primal, le 4 décembre, au Café des poètes du pavillon Alphonse-Desjardins. Dix-huit auteurs ont collaboré à la parution d’automne de L’écrit primal, dont la plupart sont des étudiants en littérature. Au menu, des nouvelles mais aussi des poèmes. Thème de la revue: le temps, qui correspond aux quatre chapitres de la revue. D’abord l’aube, ce temps béni de l’enfance, espace de tous les possibles, où tout est ouvert. Ensuite, le plein jour, l’âge adulte, quand les certitudes commencent à se faire rares dans la grisaille des jours qui n’en finissent plus. Puis l’heure du crépuscule où le cœur cesse de battre, signant la fin du combat. Enfin vient le néant, après que la mort eut dit son dernier mot.
   
«Lire, écrire, là réside peut-être la solution pour pallier le temps qui fuit, dit Alexandra Migneault, codirectrice de ce numéro avec Marie-Ève Castonguay. En effet, les mots transcendent le temps. Lorsqu’on lit, lorsqu’on écrit, on parvient presque à échapper à son emprise.» Dans cette revue, Marie-Ève Castonguay signe d’ailleurs une nouvelle intitulée «Sept heures trente-neuf minutes» qui se déroule sous le chaud soleil de l’Espagne. Le 11 mars 2004, journée des attentats de Madrid, quatre personnes attendent le train, sans savoir que leur vie sera réduite en miettes dans quelques secondes. Une autre nouvelle ayant pour titre «Les chiffres», écrite par Valérie Forgues, raconte l’histoire d’une petite fille qui trouve dans les nombres une échappatoire à l’angoisse qui la ronge. Il y aussi ce texte de Mathieu Simoneau, «La mémoire de la grange», où une petite fille amoureuse des oiseaux voit subitement son univers s’écrouler lorsque son père est contraint de vendre la ferme familiale à cause de problèmes financiers.

Depuis sa fondation en 1986, quelque 250 auteurs ont été publiés dans cette revue qui ouvre ses pages à tous les étudiants souhaitant s’exprimer par l’écriture. De la nouvelle à l’essai en passant par le conte, la poésie ou le théâtre, tous les genres littéraires sont admis. Rappelons que le CEULa est une association socioculturelle à but non lucratif regroupant des personnes intéressées par la création littéraire. Outre la publication de la revue littéraire L’écrit primal, le CEULa organise des ateliers d’écriture, des soirées de lecture de poésie ou de fiction. Renseignements: www.ceula.asso.ulaval.ca. On peut se procurer la revue au Bureau des activités socioculturelles, à la librairie Zone du pavillon Maurice-Pollack ainsi que dans toutes les bonnes librairies de Québec, à un coût variant de 7 à 10 $, selon l’endroit.

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